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jeudi 30 octobre 2014

Enquête 2006 sur les sites web communaux

A la demande du Ministre des Affaires intérieures et de la Fonction Publique de la Région wallonne et de la DGPL, l'AWT a conduit une nouvelle enquête sur les sites web et les usages TIC dans les communes wallonnes. Résultats et analyses sont en ligne
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Mis à jour le 06/12/2007 | Imprimer | Envoyer
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Statut des sites web communaux

Lors de cette enquête, l'AWT a constaté la situation après analyse des sites:

  • 98% des communes ont un site actif (84% en 2004):
    • entièrement développé (82%),
    • avec une partie en reconstruction (16%);
  • 2% n'ont pas de site du tout ou celui-ci est temporairement hors ligne pour refonte (14% en 2004).

En fait, hormis 3 communes qui n'ont toujours pas de site web (Clavier, Jalhay, Lens), on observe en permanence des refontes de sites qui rendent l'établissement d'une photographie stable de la situation quasi impossible.

On a ainsi pu observer que depuis l'analyse systématique de tous les sites menée à l'automne 2006, plus de trente-cinq communes ont créé ou profondément renouvelé leur site. En septembre 2007, cela a été constaté pour Baelen, Bernissart, Braine-le-Comte, Bullingen, Châtelet, Chaumont-Gistoux, Chimay, Comblain-au-Pont, Crisnée, Dour, Estaimpuis, Fleurus, Floreffe, Froidchapelle, Geer, Gesves, Hannut, Héron, Jurbise, La Bruyère, Lasne, Le Roeulx, Limbourg, Marche-en-Famenne, Mont-de-l'Enclus, Pont-à-Celles, Pecq, Quévy, Rebecq, Rouvroy, Saint-Georges-sur-Meuse, Sambreville, Seneffe, Silly, Tenneville, Villers-la-Ville et Visé.

Un addendum est réalisé pour indiquer la progression de ces sites en matière d'ergonomie, de contenu informationnel et d'interactivité, bien que pour ces deux derniers domaines, il ait déjà été tenu compte des principales modifications.

On relèvera le cas du site de Florennes, qui a disparu du Web après les élections locales, alors qu'il figurait parmi les meilleurs: il est d'ailleurs classé 20ème sur les 262 sites analysés dans le classement dressé sur base des observations de l'automne 2006!

Télécharger l'enquête en PDF

  • Usages TIC des communes wallonnes en 2006 (.PDF 2377 k)
    La deuxième enquête détaillée de l'AWT concernant les équipements et les usages TIC par les communes en Wallonie a été menée entre début juin et fin novembre 2006. Elle a visé les 262 communes wallonnes, en collaboration avec la DGPL
    http://www.awt.be/contenu/tel/dem/usages_communes_2006.pdf

Contenu informationnel

Fréquence de présence des contenus

Les thèmes les plus présents et les plus détaillés dans les sites communaux wallons sont:

  • agenda culturel et événementiel (dans 87% des sites communaux wallons);
  • tourisme et culture (81%);
  • guide des associations (79%);
  • environnement (74%);
  • nouveautés, alertes (72%);
  • police communale (67%);
  • infrastructures sportives (67%);
  • taxes communales (67%);
  • horaires des transports en commun (66%);
  • travaux de voirie (64%);
  • CPAS et ALE: services et assistants sociaux (63%);
  • ordre du jour du prochain Conseil communal (63%);
  • liens vers d'autres services publics (61%);
  • informations sociales (59%);
  • infrastructures scolaires (59%);
  • guide des commerçants (55%).

Les thèmes souvent absents et peu développés dans ces sites sont:

  • procès-verbaux en ligne des réunions du Conseil (51%);
  • centre d'aide et d'urgence, crèches et accueil extrascolaire (50%);
  • gardes médicales et pharmaceutiques (48%);
  • infrastructures économiques et sociétés implantées (44%);
  • hôpitaux (44%);
  • plans et cartes de la commune (43%);
  • infos de vie pratique (circulation, marchés, etc.) (43%);
  • infos issues de la mutualisation avec la Région wallonne (memento fiscal, fiches environnementales, etc.) (39%);
  • service d'incendie (38%);
  • résumé du budget communal (33%);
  • procédure d'interpellation du Conseil (31%);
  • résumé du compte communal (22%);
  • postes vacants à la commune (14%).

La conclusion est semblable à celle de 2004: les mises à jour régulières des données continuent à poser problème bien que l'on note une évolution positive dans l'étendue et la précision des informations distribuées.

Par ailleurs, 11% des sites communaux wallons actifs ne fournissent ni la liste des documents délivrables par leurs services (que ce soit au guichet ou en ligne), ni le détail des conditions et procédures pour obtenir ces documents.

Score informationnel

Afin d'évaluer la quantité d'informations proposées par les sites Web communaux, un score informationnel a été calculé à partir de 70 items d'information considérés comme indispensables ou intéressants dans un site communal. Ce score est normalisé sur 100 points. Les résultats ainsi obtenus sont les suivants:

  • moyenne: 59 sur 100,
  • maximum: 86 sur 100.

En ce qui concerne les communes ayant obtenu les meilleurs scores, on retiendra notamment les entités suivantes:

  • sites très riches (de 86 à 83 points): Gembloux, Esneux, Dinant, Mons, Chaudfontaine;
  • sites riches (en partie: ceux de 82 à 77 points): Aywaille, Verviers, Florennes, Burdinne, Yvoir, Seraing, Ath, Doische, Rochefort, Faimes, Aubel, Andenne, Marche-en-Famenne, Beauraing, Héron, Berloz, Charleroi, Anthisnes, Eghezée.

La quantité de contenu informationnel est liée à la taille de la commune mais aussi et surtout au nombre de personnes chargées de la gestion informatique, ainsi qu'à la présence en interne ou non d'un Webmaster couplée au mode de développement du site.

On notera également que:

  • la moitié des sites contiennent au moins une rubrique qui ne donne pas l'information annoncée,
  • plus de 2 sites sur 3 fournissent des informations fiables en termes de validité,
  • un site sur 4 environ présente un thème d'informations important (par exemple: procès-verbaux du Conseil communal, calendrier des collectes, agenda, etc.) qui n'est pas mis à jour.

7 communes ont mis en place un ou plusieurs flux RSS (nouveautés du site, agenda des événements, etc.).

Ergonomie

Un score ergonomique a également été calculé sur base de 37 critères concernant l'ergonomie et sur 13 tests de performance technique des sites. Le résultat est aussi normalisé sur 100 points. Les résultats ainsi obtenus sont les suivants:

  • moyenne: 55 sur 100,
  • maximum: 78 sur 100.

En ce qui concerne les communes ayant obtenu les meilleurs scores, on retiendra notamment les entités suivantes:

  • sites ayant une très bonne ergonomie (de 78 à 72 points): Ottignies-Louvain-la-Neuve, Dinant, Couvin, Aubel, Eupen, Sambreville, Somme-Leuze, Berloz, Chaudfontaine, Viroinval, Péruwelz, Florennes;
  • sites ayant une bonne ergonomie (en partie: de 72 à 70 points): Tournai, Beauraing, Sprimont, Wavre, Comblain-au-Pont, Enghien, Fexhe-le-Haut-Clocher, Nivelles.

La cohérence et l'homogénéité de la structure visuelle des sites Web communaux posent problème dans environ la moitié des sites communaux wallons et influencent l'accessibilité aux informations.

Ces éléments d'ergonomie sont corrélés avec le mode de gestion technique du site, ainsi qu'avec la présence ou non en interne d'un Webmaster couplée au mode de développement du site.

Les sites communaux wallons manquent encore souvent de mise en forme claire et aérée, ainsi que d'une bonne charte graphique. La page d'accueil est un élément à soigner particulièrement.

Interactivité et services en ligne

De plus en plus de sites permettent aux citoyens d'interagir directement via plusieurs canaux:

  • formulaires interactifs (à compléter directement sur le site):
    • état-civil / population (76 % des communes wallonnes),
    • autres matières (43 %);
  • formulaires et documents téléchargeables (à imprimer puis à renvoyer par la poste):
    • état-civil / population (17 %),
    • autres matières (82 %);
  • lettre d'information/newsletter (27 %, mais quelle est la fréquence d'envoi?);
  • forum de discussion (13 %);
  • messagerie SMS (4 %);
  • fils RSS (3 %);
  • réponse à l'e-mail (81 %).

Les principales matières interactives où le citoyen peut participer, hormis les demandes en ligne de documents aux services administratifs, sont:

  • l'ajout d'événements à l'agenda (15% des communes wallonnes);
  • la commande de brochures/publications (13,5%);
  • la demande de travaux (6,5%);
  • l'insertion d'annonces en ligne (6%);
  • la réservation d'infrastructures (5%);
  • l'insertion de liens, adresses et mails, dans un répertoire citoyens ou commerçants ou associations de la commune (4%);
  • l'interpellation directe du Conseil (3%);
  • l'obtention d'une adresse mail personnalisée avec nom de domaine de la commune (3%);
  • donner son avis sur le site.

94% des sites Web actifs proposent au moins un formulaire téléchargeable et/ou interactif, soit une forte progression depuis 2004 où ils n'étaient que 76%. Seules 18 communes wallonnes ne proposent ni document téléchargeable ni formulaire interactif. Si l'on ne compte que les demandes concernant les services d'état civil et population, ce sont 81% des sites Web actifs qui proposent ces formulaires interactifs et/ou téléchargeables.

Pour l'identification du citoyen souhaitant utiliser les services en ligne, la plupart des communes imposent des champs à remplir obligatoirement dans un formulaire interactif de commande de document. Mi-2007, 8 communes wallonnes proposent sur leur site l'identification par l'e-ID.

10% des communes wallonnes disent qu'au moins une application tirant profit de l'e-ID est déjà opérationnelle chez elles. La taille de la commune et la présence d'un Webmaster en interne influencent positivement le développement d'applications e-ID.

La moitié des communes wallonnes offrent le paiement par virement pour les services en ligne, 6 communes proposent le paiement en ligne sur leur site Internet. Par contre, 28% encore des communes obligent le citoyen à se déplacer au guichet, et pour la moitié de ces dernières, seul le paiement en espèces y serait possible.

Seulement 31% des sites actifs intègrent, sans réencodage, au moins une partie des services en ligne dans le processus administratif et comptable.

Le score d'interactivité est évalué sur 23 critères et normalisé sur 100 points. Les résultats ainsi obtenus sont les suivants:

  • moyenne: 23 sur 100,
  • maximum: 67 sur 100.

En ce qui concerne les communes ayant obtenu les meilleurs scores, on retiendra les sites ayant une très bonne interactivité (de 67 à 42 points): Chaudfontaine, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Incourt, Jodoigne, Sainte-Ode, Waterloo, Aubel, Colfontaine, Aywaille, Juprelle, Neufchâteau, Malmedy, Tournai.

Fort logiquement, la présence en interne d'un Webmaster, que ce soit à temps plein ou à temps partiel, a une influence sur la présence d'e-services sur le site communal.

Les sites développés principalement ou entièrement en externe présentent davantage de services en ligne. Par ailleurs, les sites gérés techniquement en externe offrent davantage de services en ligne. Mais ce sont les sites gérés de manière mixte qui en proposent le plus.

On note aussi que ce sont les sites qui sont mis à jour en interne qui présentent le plus de services en ligne. Il y a enfin une corrélation entre le fait que le Bourgmestre et les échevins indiquent une adresse e-mail et la proposition de services interactifs par les services communaux (commande en ligne de formulaires d'état civil/population).

Score global des sites web communaux wallons

Le score global est évalué en calculant la moyenne des 3 scores informationnels, ergonomiques et d'interactivité puis est aussi normalié sur 100 points:

  • moyenne: 46 sur 100,
  • maximum: 75 sur 100.

En ce qui concerne les communes ayant obtenu les meilleurs scores globaux, on retiendra les entités suivantes:

  • score global très bon (de 75 à 70): Chaudfontaine, Ottignies-Louvain-la-Neuve;
  • score global bon (en partie: de 67 à 60 points): Aubel, Dinant, Berloz, Péruwelz, Mons, Esneux, Incourt, Rochefort, Viroinval, Waterloo, Aywaille, Colfontaine, Tournai, Beauraing, Arlon, Gembloux, Ath, Florennes.

Equipement TIC et ressources humaines de gestion informatique

27% des communes disent ne disposer en interne d'aucune personne travaillant à la gestion de leur système informatique (4/5 de ces communes sont de petite taille). Il y a une corrélation positive entre le nombre d'employés à la gestion informatique et la qualité du site Internet.

56% des communes disent ne maîtriser aucun langage de programmation en interne. L'environnement Linux est maîtrisé dans 23% des communes, suivi de .NET (Microsoft) 17%, XML 15,5% et Java 14%.

Deux tiers des communes wallonnes ont confié le développement de leur site Internet à un prestataire externe. La gestion technique des sites Web communaux s'effectue de manière assez partagée entre les gestionnaires internes et externes. Lorsque la gestion technique du site est confiée à un prestataire extérieur, la mise à jour des contenus se fait alors aussi en externe.

Un peu plus d'un tiers des communes wallonnes considèrent que la gestion de leur site Internet, et donc de leur communication par ce biais à leurs citoyens, nécessite de libérer un emploi spécifique, au moins à temps partiel. Lorsqu'un Webmaster est présent en interne, les communes optent majoritairement pour le développement en interne de leur site. La présence d'un Webmaster est fonction de la taille de la commune en termes de population.

La qualité du site Internet de la commune est augmentée lorque l'entité dispose d'un webmaster interne. Dans ce cas, la mise à jour du contenu est principalement réalisée en interne et de manière beaucoup plus fréquente.

Les meilleurs scores globaux se trouvent dans les communes qui ont un webmaster interne à temps plein mais qui font développer leur site en externe. Cette analyse se vérifie également si l'on examine les scores ergonomique, informationnel et d'interactivité.

L'hébergement du site est dans 90% des cas réalisé à l'extérieur de la commune, principalement chez le développeur ou gestionnaire du site. L'hébergement du serveur mail, lui, est, pour plus de la moitié des communes, chez Publilink.

Usages d'Internet

Le niveau d'usage d'Internet par le personnel communal est, pour plus de 2 communes sur 3, régulier et intégré au travail. Seules deux entités signalent que leur personnel n'utilise pas Internet et que ce n'est pas en projet. Le niveau d'usage d'Internet par le personnel communal dépend fortement de la présence en interne ou non de personnel informatique, et du nombre d'employés à cet effet. Il n'est pas corrélé avec la taille de la commune.

Dans 72% des communes, tous les employés reçoivent automatiquement une adresse e-mail. Ce sont les petites communes qui distribuent le plus souvent une adresse e-mail à tous leurs employés.

L'implication du bourgmestre dans la pratique de l'Internet et du mail est nécessaire pour développer l'usage d'Internet par le personnel communal. Environ deux tiers des communes proposent sur leur site Web le mail du bourgmestre, mais seulement 1/3 des sites donnent une adresse mail pour chacun des échevins.

Applications

Plus d'un quart des communes wallonnes utilisent des applications "serveurs" Open Source, tandis que pratiquement la moitié des communes utilisent des applications "clients". Seulement 12% des communes qui utilisent des applications "serveurs" Open Source n'ont aucun personnel informatique.

6% des communes seulement disposent d'un workflow systématique pour le suivi administratif des dossiers.

Les 5 applications les plus importantes pour les communes sont, dans l'ordre, celles concernant les services comptabilité, population, état civil, taxes et personnel:

  • celles qui leur donnent le plus satisfaction sont, dans l'ordre, les logiciels de comptabilité (36% sont très satisfaits), de facturation, du personnel et de la population;
  • celles qui leur en donnent le moins sont les logiciels pour les travaux (16% sont très insatisfaits), les cimetières, l'urbanisme et la police.
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