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vendredi 24 octobre 2014

Données informatiques ou "informatisables" en milieu hospitalier

Le secteur hospitalier se caractérise par différents domaines d'informatisation, des communications entre de nombreux acteurs, trois types de relations entre ces acteurs et trois types de contenus d'informations
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Mis à jour le 18/06/2003 | Imprimer | Envoyer
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Trois domaines d'informatisation

L'informatisation des données dans un hôpital concerne trois domaines distincts:

  1. les données chiffrées, traduisant le résultat d'examens de biologie médicale ou de toute autre technique,
  2. les données textuelles, vocales ou écrites,
  3. l'imagerie: en radiologie générale, l'utilisation des plaques phosphore (où la digitalisation se fait directement) permet d'emblée une numérisation de l'image. Les techniques d'échographie, de scanner, d'angiographie, etc. sont, par définition, des techniques digitalisées.

Les trois domaines peuvent servir de base à une première approche, non pas d'un dossier médical, mais d'une collecte d'informations concernant le patient, qui font l'objet:

  • d'une transmission interne: la réalisation d'un réseau intrahospitalier facilite la transmission et la consultation de toutes ces informations sans support papier;
  • d'une transmission vers l'extérieur: cette transmission externe peut être de deux types:
    • vers différents sites appartenant à un hôpital (réseau interhospitalier),
    • vers des cabinets de consultation extérieurs (réseau extrahospitalier).

Les acteurs de la communication et leur relations

Les différents acteurs pourront ainsi être les suivants:

  • ministère de la santé (INAMI, etc.),
  • fournisseurs,
  • maisons de soins et de repos,
  • paramédicaux,
  • mutualités,
  • agences inter-mutualistes,
  • Carenet,
  • généralistes,
  • spécialistes,
  • réseaux fédérateurs d'informations,
  • centres de coordination de soins,
  • organismes d'assurances privés,
  • réseau ISABEL et secteur bancaire.

L'axe des acteurs de la communication a été examiné selon les trois volets suivants:

  • relations intra-organisationnelles,
  • relations inter-organisationnelles,
  • relations extra-organisationnelles.

Relations intra-organisationnelles

Relations intra-organisationnelles

Les fusions et regroupements de structures hospitalières géographiquement distantes ont fait naître de nouveaux besoins dont la nature et la fréquence sont très spécifiques. Cette problématique concerne donc bien les télécommunications inter-sites, mais au sein même d'une unique institution administrative. La relation hôpital/polyclinique est également prise en compte dans ce volet.

Relations inter-organisationnelles

Relations inter-organisationnelles

Ces relations se concrétisent généralement dans le cadre d'accords de coopération médico-technique (partage d'une machine d'acquisition ou d'un centre de compétence, relations avec des centres universitaires, etc.). A nouveau, les besoins sont de nature et de fréquence très spécifiques.

Relations extra-organisationnelles

Relations extra-organisationnelles

Ce volet se concentre sur la diffusion de résultats médicaux vers les prescripteurs extérieurs (généralistes, spécialistes), ainsi que la communication avec les organismes officiels (ministère de la santé, banque carrefour, réseau S3, etc.) et même le patient.

Le contenu de l'information

Trois catégories de contenus peuvent se placer à différents niveaux de la communication médicale:

  • communication basée sur les soins de santé, c'est-à-dire la pratique médicale, infirmière et paramédicale;
  • communication d'informations médico-administratives, c'est-à-dire l'ensemble des informations relatives patient, à l'exclusion des volets thérapeutiques et diagnostiques;
  • communication non-spécifique à la médecine.

L'information relative aux soins de santé

Le contenu de la pratique médicale peut être décomposé en:

  • anamnèse: données relatives au patient afin de pouvoir notamment déterminer son régime, etc.);
  • prescription d'actes;
  • gestion des ressources humaines (plages horaires de consultations/opérations des médecins) et gestion logistique (disponibilité de salles d'opérations, réservation de plages horaires sur les plateaux techniques);
  • acte médical: diffusion de données à des fins diagnostiques (données brutes d'examens pour diagnostic, données analysées pour second avis ou avis complémentaire) et échange de données au cours d'actes thérapeutiques (gestion d'une opération à distance, etc.);
  • gestion du résultat de l'acte (dossier patient): ajout d'informations concernant le patient (encodage de diagnostic, modification de la médication, etc.), demande de consultation de résultats/d'informations (demande de résultats de patients en cours d'hospitalisation ou en consultation après la réalisation d'un acte technique, demande d'accès aux archives médicales et au dossier patient "on-line" et "archives papier") et diffusion de résultats à des fins de lecture (données textuelles de laboratoires, protocoles, etc), données multimédia (images radiologiques, cardiologiques, médecine nucléaire, compte-rendu vocal, etc.), "maturité" de certains départements par rapport à d'autres;
  • suivi du patient: les événements du patient (planning des actes médicaux déjà réalisés ou prévus, gestion de la demande d'examens complémentaires, etc.) et suivi de l'état du patient (monitoring des fonctions vitales et des paramètres du patient);
  • accès à une banque de données de référence (base de connaissance scientifique, prescriptions médicales, etc.).

Le contenu de la pratique infirmière peut également se décomposer en:

  • anamnèse,
  • gestion du planning et de la logistique,
  • acte infirmier,
  • gestion du résultat de l'acte (dossier de soins),
  • suivi du patient.

La pratique para-médicale est vue sous l'angle du contenu concernant:

  • la kinésithérapie,
  • l'assistance sociale.

L'information médico-administrative

Celle-ci se décompose en:

  • prise de rendez-vous: par un spécialiste, par un généraliste et par le patient;
  • accueil du patient: vérification de la couverture d'assurance du patient, vérification de l'appartenance du patient à certaines populations (VIPO, etc.) et de certaines contre-indications/allergies importantes, et gestion de l'admission du patient, de la disponibilité des lits, des mouvements des patients;
  • gestion de la cuisine et de la diététique;
  • gestion de la pharmacie: gestion des stocks, entrées, sorties, "date de péremption";
  • tarification de la prestation médicale: analyse des combinaisons d'actes possibles, tarification des actes prestés et tarification on-line à l'endroit de l'acte;
  • facturation: au patient (perception centralisée et non-centralisée), indirecte aux mutualités et facturation aux tiers (compagnies d'assurances, etc.);
  • gestion des résumés minima (résumé clinique, infirmier, psychiatrique, financier et social minimum), vérification de la validité des résumés et diffusion des résumés aux organismes officiels (ministère de la santé publique);
  • contrôle de qualité et tableau de bord (sur base des résumés minima et des informations du dossier patient, évaluation des activités hospitalières, outils spécialisés d'audit interne);
  • divers (service social, diététique, logopédie, etc.).

L'information non spécifiquement médicale

Celle-ci se compose des éléments suivants:

  • téléphonie / téléfax / vidéo-conférence;
  • accès Internet;
  • messagerie sécurisée interne et externe;
  • comptabilité et informations administratives;
  • organisation des ressources humaines (équipes de garde, optimisation du personnel, etc.).
  • surveillance des bâtiments et des infrastructures.
  • achats et approvisionnements: matériel courant, matériel stérile, médicaments.
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