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vendredi 17 novembre 2017

Usages et équipements TIC des écoles. Contexte de l'enquête

L'enquête de l'AWT sur les usages et équipements TIC dans les écoles couvre l'ensemble des niveaux du système éducatif entre l'école primaire (non compris le maternel) et l'enseignement de promotion sociale
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Mis à jour le 31/05/2010 | Imprimer | Envoyer
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Méthodologie générale

Une série d'établissements de l'enseignement supérieur ont également été interrogés, mais leurs réponses ne font pas partie de l'analyse, du fait des caractéristiques très différentes de ce niveau d’enseignement.

Pour alléger la procédure, augmenter le taux de répondants effectifs et éviter les doubles comptages, l'AWT a décidé d'interroger les chefs d'établissement en regroupant autant que possible les implantations, pour qu'une personne ne doive répondre qu'à un seul questionnaire. Seules 132 directions parmi les 2828 sollicitées ont reçu deux questionnaires, parce que leur établissement comporte à la fois des implantations en discrimination positive et d'autres ne figurant pas dans ce dispositif.

A la demande de la Communauté Française, l'enquête a porté non seulement sur la Région wallonne, mais également sur les établissements de son ressort en Région bruxelloise. Les établissements dépendant de la Communauté germanophone ont été interrogés via un questionnaire traduit en allemand.

Bien que la préparation du questionnaire ait débuté dès l'été 2009, et que celui-ci ait été présenté devant la Commission de pilotage du système éducatif dès le 15 septembre, différentes circonstances administratives ont contraint l'AWT à ne lancer la récolte des données que le 2 décembre 2009. Chaque direction a reçu un courrier électronique l'invitant à répondre via un formulaire en ligne. Au bout d'une semaine, des relances téléphoniques ont commencé et ont permis d'obtenir 1741 questionnaires complets, soit 61% des répondants sollicités, avant la fin décembre.

Pour l'exploitation des données, les réponses obtenues ont été repondérées en fonction de la population scolaire, et ce, en croisant les critères suivants qui seront ainsi utilisés pour l'analyse:

  • niveaux d'enseignement:
    • primaire ordinaire (maternel exclu) (1767 établissements);
    • secondaire ordinaire, y compris les centres CEFA (512 établissements);
    • spécialisé, primaire et secondaire (241 établissements);
    • promotion sociale secondaire et supérieur (169 établissements);
  • réseaux d'enseignement:
    • communauté française;
    • communauté germanophone;
    • subventionné provincial (RW);
    • subventionné communal;
    • COCOF (Bruxelles);
    • libre confessionnel;
    • libre non confessionnel;
  • zones géographiques, en général les provinces:
    • Brabant wallon;
    • Hainaut;
    • Liège (partie francophone);
    • Liège (partie germanophone);
    • Luxembourg;
    • Namur;
    • Bruxelles.
  • discrimination positive ou non.

Enfin, pour l'exploitation des données, il a semblé opportun de faire émerger à certains endroits le concept intuitif "d'école" derrière les concepts plus administratifs "d'établissement" et "d'implantation". En effet, souvent, un même établissement regroupe plusieurs implantations administratives qui peuvent être situées géographiquement à des adresses distinctes, mais pas systématiquement. Ainsi, par exemple, un centre CEFA est pratiquement toujours annexé à une implantation secondaire. De même, dans l'enseignement spécialisé, les implantations primaires et secondaires sont souvent regroupées et peuvent partager les mêmes équipements.

Or, pour une utilisation régulière des TIC dans l'éducation, il est important de disposer des ordinateurs sans devoir se déplacer à une autre adresse. Aussi, les implantations situées à la même adresse postale ont été considérées comme formant une entité "école". Sous ce critère, on peut considérer que l'ensemble des établissements se répartit environ en 3900 écoles, dont 3400 en Région wallonne. Les écoles primaires forment évidemment la part la plus importante, avec près de 2600 écoles, tandis que le secondaire en compte un peu plus de 700 et les deux autres niveaux 300 chacun.

Le questionnaire s'adressait à priori aux chefs d'établissements. Dans les faits, ce sont bien eux qui, dans 82% des cas, ont complété le questionnaire. Les autres répondants sont des membres du personnel administratif (7%), les personnes ressources TIC (6%) et des enseignants ou éducateurs (5%).

Commentaires libres des écoles

Une zone en fin de questionnaire permettait aux répondants d'ajouter un commentaire libre. Cette possibilité a été saisie par près d'un répondant sur cinq. Voici, à titre de préambule à l'analyse, un condensé des remarques formulées. Celles-ci permettent, de façon très informelle, de "prendre le pouls" des préoccupations et de l'état d'esprit des personnes ayant répondu.

Enseignement primaire

Dans le primaire, on note tout d'abord de nombreuses remarques sur les difficultés de compréhension des termes techniques du questionnaire. Beaucoup de chefs d'établissement se déclarent peu ou pas compétents en TIC et regrettent en conséquence de ne pouvoir aider et motiver les enseignants à l'usage des TIC.

De même, beaucoup d'entre eux soulignent la complexité du dossier à introduire dans le projet cyberclasse et demandent à être aidés dans cette démarche.

Le manque de locaux pour accueillir les nouveaux équipements est également largement relevé, et certains répondants suggèrent qu'il serait plus intéressant de répartir les ordinateurs dans les classes, ou de disposer d'ordinateurs portables. Dans le cas des écoles de très petite taille, l'obligation d'héberger un serveur et un système d'alarme est une contrainte très pénalisante.

Nonobstant ces remarques, la très grande majorité des commentaires est relativement positive et traduit une attente impatiente de voir enfin les équipements arriver dans les écoles. Nombreux sont ceux qui attendent la concrétisation du projet pour s'investir dans les TIC. Les chefs d'établissement en appellent aussi souvent à un effort important de formation, tant au niveau technique que pédagogique. Beaucoup espèrent être aidés pour motiver les enseignants à se tourner vers les TIC.

La création d'une charge de maître spécial en informatique est plusieurs fois suggérée, de même que l'affectation de personnes ressources pour la gestion technique des équipements.

Enseignement secondaire

Dans les commentaires du secondaire, c'est la lenteur de la mise en oeuvre du plan Cyberclasse qui agace le plus les directions. Celles-ci souhaiteraient souvent avoir les mains libres pour installer à leur rythme l'équipement qu'elles jugent le plus adéquat, moyennant validation de leur projet par la Région ou la Communauté.

L'importance de la personne ressource est souvent soulignée, et l'appel est récurrent pour augmenter le nombre des heures affectées aux personnes ressources, de préférence hors NTPP.

La conscience de la nécessité d'intégrer les TIC aux outils pédagogiques semble plus développée que dans le primaire, même si plusieurs chefs d'établissement rappellent la nécessité de vaincre ici aussi les "craintes" et de "décider les enseignants".

Enseignement spécialisé

La sensibilisation aux TIC transparaît moins compte tenu de l'attention portée aux autres difficultés rencontrées par les enfants. Toutefois, le manque d'équipement et de personnes ressources est ici aussi stigmatisé comme causes de cet intérêt limité pour les TIC.

Promotion sociale

Outre les remarques habituelles sur la lenteur du plan Cyberclasse, les difficultés à disposer d'une personne ressource pendant les horaires décalés sont spécifiques à ce type d'enseignement. Des projets de création de plateforme pédagogique pour étudiants sont également signalés, témoignant d'une volonté d'adaptation au public spécifique, mais nécessitant probablement des ressources adéquates.

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