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lundi 26 septembre 2016

Baromètre TIC 2014. Equipement et usages TIC du secteur touristique en Wallonie

Attractions et musées, hôtels et campings, propriétaires de gîtes et chambres d'hôtes, les acteurs wallons du tourisme ont un niveau d'équipement et d'usages TIC plutôt bon, mais il reste des progrès à faire au niveau de l'efficacité des sites Web et de l'interactivité proposée avec la clientèle
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Mis à jour le 03/07/2014 | Imprimer | Envoyer

Equipement TIC

Ordinateurs

100% des attractions et musées, 98% des hôtels et 95% des hébergements de terroir wallons disposent d'au moins un ordinateur pour la gestion de leur(s) hébergement(s) touristique(s), qu'il s'agisse d'un ordinateur fixe ou portable, ou d'une tablette. Ces chiffres sont supérieurs au taux moyen des entreprises wallonnes pour 2013 (90%).

Smartphones, tablettes et autres équipements mobiles

Taux d'équipements TIC en fonction des acteurs de tourisme wallons
Technologies utilisées dans le cadre de la gestion Hébergements de terroir Hôtels Attractions et musées
Un GSM sans accès à Internet 65% 88% 56%
Un smartphone 27% 33% 26%
Un ordinateur portable 67% 72% 65%
Une tablette numérique 23% 32% 19%
Un réseau WiFi 81% nc 63%
Une connexion 3G pour tablettes et portables 18% nc 9%

Côté hébergement, les acteurs professionnels de l'hôtellerie sont davantage équipés que les autres, des particuliers gérant chambres d'hôtes et gîtes. Cependant, on constate que ce sont les attractions et musées qui ont les plus faibles taux d'équipement en matière d'équipement mobile.

Connexion à Internet

La totalité des attractions et musées interrogés disposent d'une connexion Internet. 95% des hébergements de terroir sont connectés à Internet, soit pratiquement tous ceux qui ont un ordinateur (99%). Quant aux hôtels, 97% ont une connexion Internet, fixe ou mobile. C'est un taux bien supérieur à celui des entreprises régionales (87%).

Les connexions à Internet des hébergements restent dominées par les technologies DSL, et en particulier par l'ADSL. Les connexions à très haut débit (fibre optique et ligne louée) restent inabordables pour les petites structures. Seuls 6% des hôtels et 17% des attractions et musées bénéficient du très haut débit. On déplore qu'il subsiste encore 8% de connexions à bas débit en ISDN. De même, il reste encore des zones géographiques où est signalée une absence de connexion de qualité, ce qui constitue un manque à gagner pour les établissements concernés car cela rebute un pan important de la clientèle potentielle.

Les cas signalés sont plus nombreux en provinces du Hainaut et du Luxembourg, où l'on dénombre le plus d'hébergements de terroir et d'hôtels. Les hébergements de terroir, les attractions " nature" et tous les autres sites axés sur la qualité de l'environnement sont par définition excentrés du milieu urbain. Afin de les équiper d'une connexion de qualité, les opérateurs doivent dès lors consentir à certains investissements.

Equipement TIC mis à disposition de la clientèle

Un tiers des attractions et musées offrent un accès Internet à leurs visiteurs et 27% proposent le WiFi. C'est très peu, d'autant que le WiFi est indispensable pour développer le m-tourisme. Proposer au touriste une visite enrichie (par exemple avec des tablettes), ludique et interactive, est la tendance qui booste les entrées de nombreux musées et attractions dans le monde.

88% des hébergements de terroir offrent un accès à Internet à leur clientèle, et en particulier 3 sur 4 proposent le WiFi gratuitement. Ils n'étaient que 46% à proposer un accès Internet en 2009 et 31% à offrir le WiFi. Une progression considérable donc, qui montre la réactivité des acteurs de tourisme à ce qui est désormais considéré par le touriste comme un des critères de sélection.

Facilités d'accès à Internet offertes aux clients par les hébergements de terroir et les attractions et musées de Wallonie
Accès Internet pour les clients Hébergements de terroir Attractions et musées
Accès WiFi gratuit (protégé ou non) 75% 26%
Autre modalité d'accès gratuit (câble ethernet, etc.) 6% /
Ordinateur ou borne interactive en libre accès 5% 6%
Accès WiFi payant 2% 1%
Aucune modalité d'accès à Internet proposée à la clientèle 12% 67%

77% des hébergements de terroir proposent un accès Internet dans les chambres ou gîtes. Toutefois, 26% proposent aux clients qui le demandent un accès à Internet via leur WiFi personnel non protégé, ne mesurant toujours pas les risques encourus en matière de responsabilité et de sécurité informatique.

Accès Internet proposés en chambre pour les clients par les propriétaires de chambres d'hôtes et de gîtes en Wallonie
Accès Internet en chambre pour les clients de gîtes et chambres d'hôtes Hébergements de terroir
Un accès WiFi gratuit et protégé via une clé de protection identique pour tous 42%
Un accès WiFi totalement libre et gratuit 26%
Un accès WiFi gratuit et protégé via un système de protection personnalisé selon le client 7%
Un accès WiFi systématiquement payant (et protégé, avec login spécifique à chaque client) 2%
Aucun accès Internet en chambre 23%

Le WiFi est devenu un service de première nécessité pour les voyageurs. Selon une enquête menée par YouGov en 2013, 43% des voyageurs refuseraient de séjourner dans un hôtel qui n’offre pas de ligne Internet gratuite et 23% des personnes interrogées soulignent qu’un accès gratuit au WiFi est désormais le service le plus important au cours d’un voyage d’affaires. Des tendances qui incitent les hôtels, et en particulier les chaînes internationales, à mettre en place un accès gratuit au WiFi à travers leur réseau, devant renoncer à (sur) taxer ce service.

Présence et communication sur le Web

Communication électronique avec le client

97% des hôtels et 95% des gîtes et chambres d'hôtes wallons ont une adresse de courrier électronique grâce à laquelle les visiteurs peuvent les contacter. 88% des propriétaires d'hébergement de terroir connectés à Internet font un usage moyen à intensif des communications électroniques avec leurs clients.

88% des attractions et musées font un usage moyen à intensif des communications électroniques avec leurs clients, mais globalement leur usage est moins intensif que pour les acteurs d'hébergements.

Intensité de l'usage des moyens électroniques de communication (e-mail, Skype, chat, etc.) dans la relation client par les propriétaires wallons de gîtes et chambres d'hôtes et par les attractions et musées wallons
Intensité de l'usage des moyens électroniques de communication dans la relation client Hébergements de terroir Attractions et musées
Usage intensif (principal vecteur de communication) 57% 33%
Usage moyen (comme le téléphone) 31% 55%
Usage faible, occasionnel 7% 6%
Aucun usage 5% 6%

Les attractions et musées mentionnent systématiquement tant leur site Web que leur adresse mail dans leurs publicités et brochures.

9% des attractions et musées utilisent aussi systématiquement des QR codes dans leurs affiches et folders pour renvoyer à leur site Web, et 22% le font occasionnellement.

Site Web. Gestion et/ou intégration sur une plateforme professionnelle existante?

86% des musées et attractions de Wallonie ont un site Web qu'ils gèrent. Si l'on prend en compte les 7% de musées et attractions qui n'ont pas de site, mais gèrent une page Facebook, le taux de sites atteint 93%.

Taux de musées et attractions de Wallonie ayant un site Web en fonction de leur typologie
Types d'attractions et musées Gestion d'un site Web
Musées 85%
Demeures et monuments historiques 75%
Châteaux et citadelles 100%
Centres récréatifs et parcs de loisirs 91%
Attractions nautiques 88%
Attractions nature 75%

Parallèlement, tous les musées et attractions sont renseignés sur d'autres sites Web que leur éventuel site propre. Ceux qui n'ont pas de site propre tirent ainsi parti des nombreuses possibilités d'être intégrés dans un site public ou partenaire, sans contrainte de coût ou de gestion du site. Ce sont de vraies alternatives, car l'essentiel des informations attendues par les visiteurs d'une attraction ou musée s'y trouve: description, localisation, heures d'ouverture, tarif.

Mais il s'agit évidemment d'alternatives à de simples sites "vitrines" qui ne permettent pas de développer toutes les fonctionnalités du Web. Non seulement un site propre de musée ou d'attraction permet de développer l'aspect e-commerce, mais il peut aussi proposer des expériences utilisateurs riches pour le visiteur en ligne, offrant diverses interactions avec lui. Cela nécessite un investissement certain, à plusieurs niveaux: temps, budget, ressources humaines, et c'est souvent là que se situe le problème.

Types de sites sur lesquels sont référencés les attractions et musées wallons, en-dehors de leur propre site Web
Sites où l'attraction/musée est référencé, autres que l'éventuel site propre Attractions et musées
Tous Site Web propre Sans site Web
Ville, commune 86% 86% 88%
Maison du Tourisme 83% 82% 88%
Wallonie-Bruxelles Tourisme 75% 76% 71%
Office du tourisme, syndicat d'initiative 75% 78% 59%
Associations du secteur (MSW, attractions & tourisme) 74% 76% 59%
Autre attraction ou musée 67% 72% 35%
Fédération touristique provinciale 67% 70% 47%
Commissariat général au Tourisme 58% 61% 35%
Site portail des musées 42% 42% 41%
Autre site ou répertoire Web concernant le tourisme, la culture ou les animations de la région 58% 59% 47%
TripAdvisor 27% 30% 12%
Autre organisme dont dépend l'attraction/musée (Université, ...) 26% 28% 18%
Aucun de ces sites 0% 0% 0%

87% des hôtels wallons ont un site Web. 78% des propriétaires wallons de gîtes et chambres d'hôtes disposent d'un site Web qu'ils gèrent, et le taux monte à 80% en tenant compte de ceux qui ont un blog ou une page Facebook présentant leur hébergement. En 2009, 69% déclaraient avoir un site. Ces taux sont très supérieurs à la moyenne des entreprises wallonnes qui se situe à 33%.

Plus ils possèdent d'hébergements et plus la capacité de base d'accueil en nombre de personnes est importante, plus les propriétaires sont enclins à développer un site propre. Ainsi, si 69% des propriétaires d'un seul hébergement de terroir ont un site Web, ceux qui ont plusieurs gîtes ou chambres d'hôtes sont 88% à en avoir un. De même, si 67% de ceux qui ne peuvent accueillir qu'un couple ont un site, le taux passe à 79% pour ceux qui ont une plus grande capacité d'accueil .

Enfin, on notera que les taux varient selon le type d'hébergement de terroir: seulement 73% des propriétaires de gîtes ont un site, contre 86% des propriétaires de chambres d'hôtes et 88% des auberges de jeunesse et gîtes pour groupes.

Parallèlement, 77% des hébergements de terroir sont renseignés sur d'autres sites Web que leur éventuel site propre. La majorité des propriétaires de gîtes et chambres d'hôtes wallons ont donc bien compris l'importance d'être présents sur Internet et le moindre investissement que permet le référencement sur des sites tiers partenaires. Il existe de nombreux annuaires touristiques publics et gratuits. On peut également se faire répertorier, à coût nul ou presque, sur des sites fédérateurs de marchés de niche (randonneurs, cyclistes, motards, pélerins, amateurs de bière, etc.).

Deux autres catégories assurent depuis peu une visibilité de poids aux propriétaires d'hébergements: les sites recensant avis et commentaires de clients, et les centrales de réservation. Cependant, même si un bon référencement sur des centrales de réservation devient incontournable aux yeux de nombreux "touristonautes", les propriétaires d'hébergements rechignent parfois à le faire. En cause: les commissions importantes versées à ces sites commerciaux, lesquels maîtrisent le référencement et les règles dites de "parité tarifaire" et de "parité de disponibilité".

Un hébergement dont le site Web est de qualité, bien référencé, recense des avis et possède un module de réservation fiable, peut tout à fait se passer d'un référencement sur une centrale de réservation. Cela lui permet de garder la maîtrise:

  • de son image (la centrale pouvant sinon faire distribuer les chambres par des affiliés),
  • de son e-réputation (publier sur son seul site des commentaires non anonymes et avec droit de réponse, ce que ne permet pas la centrale)
  • de sa clientèle (rester le mieux classé dans les résultats des moteurs de recherche, gérer les coordonnées des clients et pouvoir communiquer avec eux).
Types de sites sur lesquels sont référencés les hébergements de terroir wallons, en-dehors de leur propre site Web
Sites où l'hébergement est référencé, autres que l'éventuel site propre Hébergements de terroir
Tous Avec un site Web propre Sans site
Sites ou répertoires touristiques publics (maison du tourisme, WBT, commune, etc.) 69% 87% 77%
Sites commerciaux de tourisme (Booking, Venere, Expedia, Horest, @Leisure, etc.) 31% 39% 15%
TripAdvisor 43% 54% 62%
Accueilchampetre.be, gitesdewallonie.be ou giwal 11% 14% /

Les acteurs de tourisme n'ayant pas de site Web ont été invités à en donner les principales raisons.

Raisons de ne pas avoir de site Web. Population: acteurs du tourisme wallons non équipés d'un site
Principales raisons de ne pas avoir de site Web Hébergements de terroir Hôtels Attractions et musées
Manque de formation pour animer un site 36% 8% 24%
Coût trop élevé d'un bon site 30% 0% 59%
Pas besoin d'accroître sa visibilité, incapacité à satisfaire une clientèle plus importante 25% 17% 12%
Site en cours de développement 13% 33% 12%

Il est heureux de constater que, contrairement aux entreprises wallonnes en général, les acteurs de tourisme perçoivent l'utilité d'avoir un site Web. Cela veut dire qu'ils sont convaincus du potentiel de croissance économique que permet l'utilisation des TIC.

Par contre, comme pour les entreprises wallonnes tous secteurs confondus, l'incapacité à satisfaire une clientèle plus importante "justifiant" le fait de ne pas avoir de site pour ne pas augmenter encore sa visibilité est préoccupante. Les propriétaires d'hébergement de terroir, petites structures d'une ou deux personnes, n'ont pas le réflexe ou n'ont pas les connaissances leur permettant de surmonter tout succès ou hausse d'occupation grâce au gain de productivité généré par le recours aux TIC. On voit par ailleurs qu'ils sont nombreux à réclamer davantage d'(in)formation en la matière.

Le manque de budget pour développer et gérer un site Web de qualité est quant à lui mis en exergue par les propriétaires d'hébergement de terroir et, surtout, par les musées.

Recours aux multiples supports de publication sur le Web

Hormis sur leur éventuel site Web, les acteurs wallons du tourisme publient désormais des contenus divers en utilisant les nombreuses possibilités sur le Web.

Supports de publication de contenu sur Internet. Population: acteurs de tourisme wallons
Supports de publication de contenu sur Internet relatifs à l'hébergement /à l'attraction ou musée Hébergements de terroir Attractions et musées
Gestion d'une page Facebook 19% 68%
Gestion d'un blog ou d'un wiki 3% 10%
Gestion d'une page sur le réseau social Google+ 7% 10%
Présence sur le réseau social LinkedIn 4% 9%
Publication de vidéos sur YouTube 4% 34%
Gestion d'un compte Twitter 1% 17%
Présence d'une fiche sur Google Adresses - Google Maps - Google+Local 17% 20%

17% des propriétaires de gîtes et 24% de ceux de chambres d'hôtes gèrent une page Facebook. 24% des propriétaires d'hébergement de terroir disposant d'un site gèrent également une page Facebook. 2% des propriétaires d'hébergement de terroir n'ont pas de site mais gèrent un blog ou une page Facebook, tandis que 16% n'ont ni site ni aucune autre publication sur les divers supports proposés par le Web.

41% des hôtels ont intégré sur leur site Web des liens vers leur page sur un réseau social (Facebook, Google+, LinkedIn ou autre), soit 48% de ceux dotés d'un site. De plus, 11% des hôtels y mentionnent un blog qu'ils alimentent.

Les réseaux sociaux permettent d'augmenter la visibilité et la réputation de l'hébergement, mais peuvent également augmenter les ventes directes. Certains installent leur module de réservation d'hébergement aussi sur leur page Facebook dédiée à l'établissement. C'est par ailleurs une solution économique pour les propriétaires d'hébergement de terroir qui n'ont pas les moyens d'investir dans un site.

68% des attractions et musées gèrent une page Facebook. 72% de ceux qui ont un site propre ont aussi une telle page, mais également 41% de ceux qui n'ont pas de site. On remarque que, contrairement aux hébergements de terroir et hôtels, les attractions et musées ne considèrent pas les réseaux sociaux comme une alternative à un site Web propre. Ils les entrevoient comme un moyen d'accroître leur visibilité en essayant de cibler les utilisateurs spécifiques à ces réseaux, tout en essayant de tirer parti des différentes spécificités offertes par chacun de ceux-ci. Seuls 7% des attractions et musées qui n'ont pas de site Web propre ont une page Facebook ou un blog, tandis que 8% n'ont ni site ni aucune autre publication sur un réseau social.

Seuls 23 % des attractions et musées ne sont présents sur aucun réseau social.

Les réseaux sociaux permettent aux attractions et musées de publier du contenu mais aussi de faire publier du contenu par les visiteurs. Ainsi, 77% des musées et attractions wallons offrent des facilités de publication vers leurs réseaux sociaux (ajout de liens, d'images, de "j'aime", etc).

Facilités de publication offertes aux visiteurs par les attractions et musées wallons sur leurs réseaux sociaux
Facilités de publication offertes
aux visiteurs sur les réseaux sociaux
Attractions et musées
Facebook 66%
YouTube 15%
Twitter 14%
Google+ 10%
Foursquare 4%
LinkedIn 4%
Instagram 2%
Pinterest 2%
Yelp, Tumblr ou autre 0%

Dans le cadre de l’accueil, du conseil au visiteur ou du service après-vente, les réseaux sociaux sont aussi utilisés par les acteurs de tourisme pour établir une relation client instantanée. Un musée, une attraction, et même un hôtel ou un hébergeur local, peut par exemple dédier un hashtag sur Twitter pour aider ses visiteurs et leur répondre, permettant ainsi de désengorger d'autres canaux comme le téléphone. A l'instar de la SNCB et de compagnies aériennes qui dialoguent sur Twitter avec leurs clients sur le trafic, les retards, ..., on peut imaginer des parcs d'attractions qui échangent avec leurs visiteurs sur les problèmes éventuels ou temps d'attente. De même, à l'instar de certains hôtels "de luxe", un acteur de l'hébergement touristique peut utiliser Twitter comme un service de "conciergerie en ligne", en contact permanent avec le client, avant et pendant son séjour. Une façon de se différencier sur la qualité des services et de fidéliser sa clientèle...

Mobilité

Seulement 19% des hôtels ont pris des dispositions pour que leur site soit consultable sur un terminal mobile. Les sites Web "mobiles" d'hôtels, proposant une version spécialement adaptée aux smartphones et tablettes, sont trop peu fréquents (3%), de même que les applications mobiles (8%), tandis que 16% des sites proposent une ou des adaptations pour faciliter leur consultation via les terminaux mobiles. C'est préoccupant quand on sait que ces terminaux (tablettes et smartphones) ont à nouveau connu des records de vente en 2013 et que le mobile est le terminal par excellence du touriste.

L'e-tourisme est indissociable du mobile. Ainsi, la simple transposition d'informations ou d'un catalogue touristique sur mobile ne suffit plus. Pour être attractive et toucher le plus grand nombre, l'information doit être enrichie, qualifiée et exploitée dans des services réellement utiles et pratiques, avec une plus-value pour le mobinaute. A titre d'exemple, on peut citer "jaienvie.de" qui s'appuie sur un travail de qualification de l'offre touristique saisie dans les systèmes d'informations.

Le mobile est aussi utile pour booster le commerce en ligne. En 2014, le m-commerce en Europe devrait représenter 20% du commerce électronique et les dépenses effectuées sur mobile devraient atteindre 23,4 milliards d’euros. Si les achats se finalisant sur ordinateur devraient progresser de 11% en Europe cette année, ceux sur mobile devraient afficher une croissance de 85% (selon une étude commanditée par RetailMeNo Inc sur les chiffres-clés et les tendances du m-commerce en Europe et aux Etats-Unis).

Or, le "touristonaute" est de plus en plus volatile et exigeant. Il consulte une multitude de sites Internet avant de finaliser sa réservation et passe en toute facilité de la tablette, à l'ordinateur fixe ou portable, sans oublier le smartphone, à toute heure de la journée et de la nuit. Selon le dernier baromètre de Médiamétrie, en France, 8% des utilisateurs de smartphones et 12% des propriétaires de tablettes ont déjà acheté sur ces supports, même si le mobile sert le plus souvent à préparer l'achat, lequel est finalisé généralement sur l'ordinateur traditionnel.

Les acteurs de l'e-tourisme doivent donc afficher une réelle visibilité sur l’ensemble des supports mobiles. Une solution est de veiller à ce que le site Web soit développé en "responsive design" afin qu'il s’adapte automatiquement aux différentes tailles des écrans, et de se positionner sur des applications mobiles telles que Facebook ou encore Tripadvisor. Une autre solution est de faire des adaptations pour le mobile ou de développer une version dédiée ou une application pour smartphone et/ou tablette. Cela nécessite un budget beaucoup plus conséquent, mais permet de tenir compte du fait que chaque "device" a une fonction et s'utilise à un moment donné.

Ainsi, sur le smartphone, on doit d'être clair, concis et veiller à l'ergonomie. Sur la tablette, il faut un côté ludique. Sur l'ordinateur, il faut se soucier des détails. Le mobile étant le format le plus contraignant pour la conception et le développement d'un site, il convient de s'y adapter prioritairement, d'autant que l'innovation vient souvent du mobile (prise de photos et partage, géolocalisation, réalité augmentée, etc.).

Ce qui est en tout cas essentiel, c'est de penser à permettre au "touristonaute" de poursuivre son expérience de recherche d'hébergement sans qu'il soit perturbé lorsqu'il passe d'un terminal à l'autre.

Adaptation des sites Web des acteurs du tourisme en vue de leur consultation via les terminaux mobiles. Population: hôtels et attractions/musées dotés d'un site Web. Le total est supérieur à 100% car un même site peut faire l'objet de plusieurs adaptations à la consultation via les terminaux mobiles
Adaptation des sites Web pour la consultation via les terminaux mobiles Hôtels Attractions et musées
Aucune adaptation du site pour la consultation via les terminaux mobiles 45% 51%
Le répondant ne sait pas 31% 24%
CMS avec une fonctionnalité native pour encoder des contenus adaptés aux terminaux mobiles 14% 12%
Application mobile autonome téléchargeable pour smartphones et tablettes 8% 2%
Seconde version du site Web entièrement dédiée à la consultation via les terminaux mobiles 3% 5%
CSS (feuille de style) spécifique pour les mobiles afin d'alléger les illustrations et les contenus du site Web 7% 6%

Les constats en la matière pour les attractions et musées sont les mêmes et tout aussi préoccupants. Seuls 25% d'entre eux se sont inquiétés de faire en sorte que leur site soit consultable via un terminal mobile.

23% des sites Web des attractions et musées sont adaptés pour la consultation via terminaux mobiles.

Les sites Web "mobiles" des attractions et musées, proposant une version spécialement adaptée aux smartphones et tablettes, sont trop peu fréquents (5%), alors que cette technologie est particulièrement adaptée au secteur. Elle permet une utilisation "intelligente", ludique et interactive aux visiteurs.

Par le biais des tablettes et/ou smartphones, les musées et attractions peuvent désormais proposer du contenu adapté: des informations textuelles personnalisables, des vidéos (vidéoguide), des fichiers audio (audioguide), des images, des liens url, ainsi que des mini-jeux permettant de rendre plus ludiques les parcours. Ensuite, le visiteur peut partager son expérience sur les réseaux sociaux, ce qui crée de la visibilité et de la publicité pour le musée ou l'attraction. Les exemples de telles utilisations fleurissent dans les musées étrangers. On peut en voir aussi en Wallonie, par exemple au château de Chimay, à la Maison de la Science et à l'Archéoforum de Liège.

Seulement 2% des attractions et musées proposent une application mobile. Des applis innovantes et ludiques peuvent être offertes aux visiteurs. Mais cela reste un investissement assez important à consentir.

Dans le cadre du "Serious game", il existe des applications gratuites qui permettent de créer des parcours, jeux de piste et énigmes accessibles via smartphone et tablette. Cela permet de créer des parcours randonnées en intérieur comme en extérieur, avec des jeux de piste autour d’une thématique, d’un lieu ou encore une série d’énigmes, une chasse au trésor, un concours… le tout en utilisant la géolocalisation.

On peut aussi utiliser la réalité augmentée, les Google Glass présageant de multiples usages dans le tourisme, ou encore la technologie NFC et les objets connectés, avec l’intégration d'un capteur ou d’un QR code, permettant ainsi de faire un lien entre le monde physique et le monde virtuel par une réaction virtuelle entre un objet et le smartphone du visiteur, en lien ou non avec une appli dédiée.

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