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vendredi 24 octobre 2014

Démographie et structure socio-économique

L'analyse des caractéristiques des individus et des ménages wallons est indispensable pour comprendre les résultats de l'enquête de l'AWT. 30% à 35% des personnes résidant en Wallonie se trouvent dans une situation socio-économique rendant difficile leur accès aux TIC
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Mis à jour le 03/07/2008 | Imprimer | Envoyer
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L'analyse de la structure de la population et des ménages donne un éclairage complémentaire sur les publics "en fracture" ainsi que sur les populations difficiles à atteindre dans les enquêtes de l'AWT, soit parce que ces personnes ne sont pas joignables par téléphone, soit parce qu'elles se trouvent dans une situation socio-économique particulière. Ces statistiques n'ont pas la prétention d'être exhaustives, mais elles fournissent une synthèse réaliste de la situation des Wallons en comparaison avec les autres régions.

Population totale

La Belgique comptait 10 584 534 individus au 1er janvier 2007 (source: SPF Économie).

Population en Belgique et par région au 1er janvier 2007 (en nombre d'individus)
Région Population totale Population
totale en %
Population des
15 ans et plus
Population des 15 ans et plus
par rapport à la population
de la région
Belgique 10 584 534 100% 8 786 805 83%
Bruxelles-Capitale 1 031 215 9,7% 839 794 81,4%
Flandre 6 117 440 57,8% 5 123 633 83,8%
Wallonie 3 435 879 32,5% 2 823 378 82,2%

Les enquêtes de l'AWT se basent depuis 2001 sur la structure démographique de la population (et des ménages) en Wallonie, obtenue auprès de l'INS (Enquête EFT), ce qui permet d'obtenir un échantillon représentatif de la population.

Par cette méthodologie, l'AWT tient compte des personnes qui sont dans l'impossibilité d'accéder aux TIC dans la population des 15 ans et plus. Néanmoins, on sait depuis le recensement général de la population effectué en 2001 par l'INS (Institut National de Statistiques) qu'on ne touche pas toute la population visée en Wallonie par téléphone. En effet, à cette époque, 5,19% des ménages belges ne disposaient ni d'une ligne de téléphonie fixe ni d'un GSM. Ce taux montait même à 8,43% pour la région de Bruxelles-Capitale, tandis qu'il se situait à 6,42% en Région wallonne et à 3,93% en Région flamande. Il est vraisemblable que ces chiffres ont peu changé, même s'il n'existe aucune source permettant de le mesurer.

Depuis 2000, l'AWT cherche à savoir si les personnes possèdent l'équipement nécessaire à l'utilisation des TIC et si elles utilisent ces technologies. On sait que la marge d'erreur liée à l'échantillonnage est de 2 à 3% dans ce type d'enquête. En réalité, on ne peut pas mesurer le niveau d'usage des TIC sans marge d'erreur supplémentaire liée à la structure de la population wallonne elle-même, quant à la capacité d'utiliser les technologies. En d'autres termes, l'AWT mesure les taux d'équipement et d'usage des TIC auprès des Wallons, mais une partie de ces personnes sont dans l'incapacité de les utiliser même si le matériel est présent dans le ménage, à cause d'éléments intrinsèques qu'on ne peut mesurer qu'en partie (par exemple: répartition des tâches dans le ménage, famille monoparentale, etc.), ce qui peut induire un biais supplémentaire.

Une étude menée sur la Flandre montre que les personnes précarisées font face à des obstacles multidimensionnels et simultanés pour accéder à la technologie (source: viWTA - Armoede en technologie):

  • accès matériel aux technologies et leur usage: comment utiliser les technologies,
  • manque d'intérêt face aux TIC,
  • aspect social des TIC dont ces personnes sont exclues,
  • coût de l'ordinateur qui reste plus élevé que le montant défini pour le seuil de pauvreté (822 euros par mois),
  • complexité de la technologie.

Ces obstacles sont souvent couplés avec des problèmes émotionnels ou des sentiments négatifs par rapport aux TIC (frustration, humiliation), des problèmes de formation, d'accessibilité financière, de pression sociale, de monopolisation du PC par les enfants et/ou d'illettrisme qui rendent l'accès aux technologies encore plus difficile.

Concernant l'illettrisme, l'UNESCO considère que 21% de la population mondiale est illettrée, dont 2/3 sont des femmes. En Belgique, ce phénomène touche surtout des familles pauvres ou exclues de la société, comme le soulignent le Service de lutte contre la pauvreté, la précarité et l'exclusion sociale (SLPPE) et l'association Lire et Ecrire. Les définitions de l'illettrisme diffèrent selon les études, et les chiffres sont sous-estimés d'après le SLPPE. Néanmoins ces derniers donnent une estimation de l'ampleur de l'illettrisme dans notre pays:

  • Belgique: 10 à 25% des adultes ne savent ni lire, ni écrire, en le comprenant, un exposé simple et bref de faits concernant leur vie quotidienne,
  • Flandre: 1 adulte sur 7 ne sait pas assez lire ou écrire pour fonctionner correctement dans la société,
  • Communauté française Wallonie-Bruxelles: 1 adulte sur 10 ne sait ni lire, ni écrire, en le comprenant, un exposé simple et bref de faits concernant sa vie quotidienne.

On peut se demander comment des parents illettrés ou analphabètes peuvent accéder aux TIC ou suivre correctement la scolarité de leurs enfants et plus encore l'usage que ces derniers font de l'ordinateur ou d'Internet.

Population active

En Belgique, 44,1% de la population totale font partie de la population active, répartis de la manière suivante selon la région et la catégorie socio-professionnelle (CSP).

Taux de population active par CSP en Belgique et par région (Source: EFT 2006, INS) (taux calculés sur la population totale)
Taux de population active par CSP en Belgique et par région (Source: EFT 2006, INS)

Il est nécessaire de rappeler que la définition du chômeur BIT n'est pas identique au concept de "taux de chômage". Ce dernier reprend les personnes qui sont inscrites au chômage mais qui ne rentrent pas dans la définition exacte du Bureau International du Travail (BIT). Les chômeurs au sens du BIT (actifs inoccupés) comprennent toutes les personnes ayant atteint l'âge de 15 ans qui, au cours de la période de référence, étaient à la fois:

  • sans travail: sans emploi salarié ou emploi non salarié,
  • disponibles pour travailler dans un emploi salarié ou non salarié: dans le cadre de l'EFT cela signifie que, si un travail est trouvé dans la semaine de référence considérée, la personne sera capable de commencer à travailler dans un délai de deux semaines,
  • à la recherche d'un emploi: qui ont pris des dispositions spécifiques au cours d'une période récente spécifiée pour chercher un emploi salarié ou non salarié.

Ce statut ne dépend pas d'une inscription auprès d'un bureau officiel de placement (FOREM, VDAB, ORBEM).

Au troisième trimestre 2007, les taux relatifs au marché de l'emploi des personnes de 15 à 64 ans étaient les suivants.

Taux d'emploi, taux de chômage et taux d'activité par région au troisième trimestre 2007 (Source: INS)
Régions Taux d'emploi Taux de chômage Taux d'activité
Belgique 62,1% 7,3% 67,1%
Bruxelles-Capitale 54,3% 16,9% 65,3%
Flandre 66,4% 4,3% 69,4%
Wallonie 56,9% 10,2% 63,3%

Remarques:

  • taux d'activité: représente les "forces de travail" (personnes actives occupées et personnes en chômage) en pourcentage de la population de 15 à 64 ans (donc de la population en âge de travailler),
  • taux d'emploi (ou taux d'occupation): représente les personnes en emploi (actifs occupés) en pourcentage de la population de 15 à 64 ans,
  • taux de chômage: représente les chômeurs en pourcentage des forces de travail: chômeurs au sens du BIT et autres chômeurs (en stage d'attente, chômeurs en formation, etc.).

En ce qui concerne le niveau de vie des Belges, la Banque Nationale de Belgique et l'Observatoire du Crédit et de l'Endettement dénombraient en 2006 les contrats de crédits aux particuliers défaillants selon les régions (les crédits étant en principe accordés à des personnes ayant un revenu, donc faisant partie de la population active):

  • Bruxelles-Capitale: 38 848 contrats défaillants sur 389 304, soit 10% des contrats de crédit,
  • Flandre: 143 943 contrats défaillants sur 2 523 865, soit 5,7% des contrats de crédit,
  • Wallonie: 154 964 contrats défaillants sur 1 609 272, soit 9,6% des contrats de crédit.

L'IWEPS indique par ailleurs que 6,1% des Wallons (versus 4,2% des Belges) majeurs ont été enregistrés pour au moins un contrat de crédit défaillant en 2005. Le taux de risque d'endettement problématique par du "crédit et autre dette" est de 8,2% pour les Wallons et de 5,8% pour les Belges.

En Belgique, la population active compte 2% de personnes handicapées ayant un problème physique, mental ou sensoriel qui pourrait les empêcher d'utiliser les TIC. En effet, 208 595 invalides ont été reconnus par l'INAMI (Régime Général, Service des indemnités, Direction finances et statistiques) au 31 décembre 2005. Ce taux augmente en fonction de l'âge avec un pic dans la tranche d'âge des 55 à 59 ans. Les ouvriers sont plus touchés par l'invalidité que les employés (quasi du simple au double), les hommes ouvriers sont plus touchés que les femmes ouvrières et les femmes employées sont plus touchées que les hommes employés. Ce taux augmente également chaque année d'à peu près 5000 invalides supplémentaires. En Wallonie, fin 2006, l'AWIPH (bureaux régionaux) a également recueilli 23 643 demandes de personnes handicapées, dont 40% de ces demandes dans le domaine de l'emploi et de la formation.

Population non active

En Belgique, 55,9% de la population totale font partie de la population non active, répartis de la manière suivante selon la région et la catégorie socio-professionnelle (CSP).

Taux de population non active par CSP en Belgique et par région (Source: EFT 2006, INS)
Taux de population non active par CSP en Belgique et par région (Source: EFT 2006, INS)

La difficulté d'accéder aux technologies touche en premier lieu les inactifs en Belgique (voir plus bas dans la section "ménages"), hormis les étudiants qui sont des "inactifs" particuliers.

Selon les données de l'IWEPS, 72 147 personnes, soit 0,7% de la population belge, bénéficiaient en 2005 d'un revenu d'intégration, dont:

  • 26,3% à Bruxelles-Capitale,
  • 27,6% en Flandre,
  • 46,1% en Wallonie.

Certains étudiants bénéficient de ce revenu d'intégration. En effet, plusieurs études démontrent que 20% des étudiants vivent sous le seuil de pauvreté en Belgique et en France (Source: UCL-KUL, OVE).

Selon le Centre Fédéral d'Expertise des soins de santé (KCE - 2006), 1,5% de la population belge résident dans une des 1700 maisons de repos pour personnes âgées (MRPA) ou maisons de repos et de soins de santé (MRS). Même si certaines de ces personnes ont accès à un ordinateur ou à Internet, via des programmes de formation mis en place par des associations, il existe une grande difficulté pour les atteindre dans les enquêtes de l'AWT, par les moyens de sondage actuels. Le nombre de résidents en MRPA et MRS en 2003 était, par région (source SESA/ INAMI de novembre 2004):

  • Belgique: 116 902 personnes,
  • Bruxelles: 14 109 personnes, c'est-à-dire 1,4% de la population de cette région,
  • Flandre: 59 972 personnes, c'est-à-dire 1% de la population de cette région,
  • Wallonie: 42 821 personnes, c'est-à-dire 1,3% de la population de cette région.

En 2006, l'AWIPH (bureaux régionaux) a accueilli près de 17 000 personnes handicapées sur l'ensemble du territoire wallon. Ces personnes présentaient le plus souvent un handicap physique, mental ou sensoriel, et étaient en demande d'aide (de la prise en charge totale à la demande d'allocations). Ces personnes sont en général orientées vers l'AWIPH par les CPAS, le FOREM ou les Mutualités. Toujours en 2006, l'AWIPH (bureaux régionaux) a recueilli 23 643 demandes de ces personnes handicapées dont:

  • 40% dans le domaine de l'emploi et de la formation (population active),
  • 34% dans le domaine de l'information et de l'orientation (incluant aides matérielles et aides à la scolarité),
  • 26% dans le domaine de l'accompagnement, de l'accueil et de l'hébergement.

Une autre problématique lorsqu'on tente de joindre les personnes par téléphone est celle des sans domicile fixe. D'après le SLPPE, le nombre (approximatif) de sans domicile fixe est de près de 2 belges sur 1000 et concerne en 2007, par région:

  • Bruxelles: 1200 personnes, soit 1,2 personnes pour 1000 dans cette région,
  • Flandre: 12 000 personnes, soit 2 personnes pour 1000 dans cette région,
  • Wallonie: 5000 personnes, soit 1,6 personnes pour 1000 dans cette région,

Beaucoup plus nombreux, les "sans papiers" sont très touchés par la précarité et ne bénéficient pas des mêmes droits ni de la même égalité des chances que les autres citoyens en Belgique. Certaines sources (notamment dans la presse) estimaient en 2007 que le nombre de sans papiers se situe entre 50 000 et 100 000 en Belgique (Source: SLPPE). Par ailleurs, 17 899 dossiers de régularisation ont été rentrés à la Commission de Régularisation cette même année. Il est évidemment difficile de mesurer leur participation à l'économie wallonne. On peut cependant supposer que ces personnes vivent de manière désocialisée, dans la peur d'être renvoyées dans leur pays d'origine, ce qui rend leur accès aux technologies très difficile.

Ménages

En Belgique, on compte 4 436 106 ménages, dont 10,9% à Bruxelles, 56,3% en Flandre et 32,7% en Wallonie. La répartition de ces ménages par taille et par région est la suivante.

Taille des ménages belges par région en 2006 (Source: EFT 2006, INS)
Taille des ménages belges par région en 2006 (Source: EFT 2006, INS)

En 2001, lors du recensement de la population en Belgique, 144 334 personnes résidaient dans des ménages collectifs dont 36,2% résidaient dans d'autres lieux que les maisons de repos (couvent, institution pour personnes handicapées, foyer d'accueil, pension de famille ou autre communauté, institution psychiatrique, établissement de soins, orphelinat, caserne, institution pénitentiaire, etc. (source: INS, PANIncl)). L'accès aux technologies dans certains types de ces ménages collectifs semble dès lors assez difficile. Même si ces chiffres ont certainement augmenté depuis 2001, les proportions par type de ménage ne doivent pas avoir évolué de manière très importante. La population de ces ménages collectifs était répartie de la manière suivante:

  • Bruxelles-Capitale: 1,7% des personnes de cette région, dont 63,6% résidant dans des maisons de repos (MRS ou MRPA),
  • Flandre: 1,4% des personnes de cette région, dont 62,4% résidant dans des maisons de repos,
  • Wallonie: 1,4% des personnes de cette région, dont 66,3% résidant dans des maisons de repos.

D'après les données EU-SILC 2005 (European Union, Statistics on Income and Living Conditions) et l'INS, "le seuil de pauvreté des ménages équivaut à 9862,8 Euros par an, soit 822 Euros par mois. Les personnes vivant au sein d'un ménage dont le revenu par tête est en-dessous de ce montant se trouvent en risque de pauvreté".

Au sein de l'Union Européenne, 72 millions de citoyens sont menacés de pauvreté et, en Belgique, située juste en-dessous de la moyenne européenne, 1 personne sur 7 serait pauvre en tenant compte de ce seuil. L'INS a répertorié en 2007 (tableau ci-dessous) la population belge qui est en risque de pauvreté selon le genre, l'âge, la CSP et le type de ménage, en comparaison avec la population totale. L'INS souligne que "les personnes en risque de pauvreté sont plus démunies que les autres, concernant surtout les biens de consommation, la qualité du logement et la participation sociale".

Risque de pauvreté au sein de la population belge en 2007 (Source: INS)
Caractéristiques Population totale Population en risque de pauvreté
Genre Hommes 49,2% 46,8%
Femmes 50,8% 53,2%
Age Moins de 16 ans 19,1% 24%
16-24 ans 11% 12,9%
25-49 ans 36,5% 28,3%
50-64 ans 17,8% 13%
65 ans et plus 15,7% 21,8%
CSP Travailleur 47,6% 13,2%
Inactif (total) 52,4% 86,8%
Population sans travail Chômeur 9% 19,8%
Pensionné 20% 27%
Autre inactif 22,9% 40%
Composition de ménage Isolé 14,7% 21%
Ménage sans enfant 33,4% 22,2%
Famille monoparentale 5,8% 13,8%
Couple avec 1 ou 2 enfant(s) 26% 16,9%
Couple avec 3 enfants ou + 12,5% 16,9%
Autre avec enfant(s) 7,6% 9,2%

Les caractéristiques des populations en risque de pauvreté se rapprochent de facto de celles des personnes en fracture numérique. L'enquête montrera plus loin que le risque de pauvreté est en effet un frein puissant en matière d'équipement et d'usage des TIC.

Le revenu moyen disponible des ménages wallons est inférieur de 12,6% par rapport à la Flandre et de 6,7% par rapport à la moyenne du pays (Source: CESRW). L'enquête EU-SILC 2005 pointe d'ailleurs des disparités régionales quant au risque de pauvreté des personnes, la Wallonie se situant même au-delà de la moyenne européenne.

Risque de pauvreté selon la région en 2005 (Source: INS)
Région Population en risque de pauvreté
Europe des 25 16%
Belgique 14,7%
Bruxelles-Capitale 30%
Flandre 10,7%
Wallonie 17,5%

Comme le constate l'IWEPS dans son rapport 2007 sur la cohésion sociale en Région wallonne, 76% des Wallons qui vivent dans des ménages sans emploi avec enfant(s) vivent sous le seuil de pauvreté. Par ailleurs, les locataires représentent un tiers des ménages et encourent 3 fois plus de risque de pauvreté que les propriétaires. Les personnes faisant partie de ménages en situation de pauvreté monétaire constituent en effet un public à haut risque de cumul avec d'autres facteurs de précarité, notamment au niveau de la famille, le plus souvent monoparentale ou composée d'isolés, et au niveau des conditions de vie (faible qualité du logement, faible santé physique, psycho-sociale ou détresse psychologique, faible niveau de qualification, insécurité de l'emploi, etc.).

Synthèse des statistiques sur la structure de la population

En résumé, avant d'aborder les résultats de l'enquête de l'AWT sur les usages TIC 2007 des citoyens wallons, il convient de souligner les constats suivants:

  • il existe en Wallonie des populations difficilement joignables comme les personnes qui:
    • n'ont pas de téléphone fixe ou mobile,
    • se trouvent dans des ménages collectifs,
    • sont sans papiers,
    • qui n'ont pas de domicile.
  • de même, il existe des populations en situation problématique:
    • vivant sous le seuil de pauvreté,
    • au chômage,
    • illettrées,
    • en situation de handicap déclaré.
  • enfin, d'autres facteurs doivent également être pris en compte, comme la difficulté d'atteindre des publics précarisés parfois non répertoriés par les statistiques officielles ou en précarité sans descendre en-dessous du seuil de pauvreté (notamment dans des ménages monoparentaux, surtout les mères avec enfants).

Au regard de ces divers éléments, qui se recoupent indéniablement, l'AWT estime que le taux de Wallons ayant difficilement accès aux technologies et/ou se trouvant dans l'impossibilité d'utiliser les technologies tourne aux alentours de 30% à 35% de la population.

Pour en savoir plus

  • Institut national de Statistiques Lien externe
    La tâche essentielle de l'INS se résume en trois mots: collecter, traiter et diffuser des données chiffrées relatives à la société belge. L'INS recueille des informations qualitatives qu'il contrôle, classe, soumet à un contrôle de plausibilité et les rassemble dans des tableaux globaux et anonymes
    http://www.statbel.fgov.be
  • Service public fédéral Economie, PME, classes moyennes et énergie Lien externe
    Sa mission consiste à créer les conditions d'un fonctionnement compétitif, durable et équilibré du marché des biens et services en Belgique. Dans cette perspective, le SPF entend connaître et encadrer le marché des biens et services pour mieux le stimuler
    http://economie.fgov.be
  • Institut wallon de l'évaluation, de la prospective et de la statistique (IWEPS) Lien externe
    L'IWEPS est un organisme d'intérêt public. L'institut a une mission générale d'aide à la décision, qu'il exerce à la fois par une mission scientifique transversale et par une mission de conseil stratégique
    http://statistiques.wallonie.be
  • Belgostat Lien externe
    Vaste base de données statistiques macroéconomiques de la Banque Nationale de Belgique que l'on peut consulter en ligne
    http://www.nbb.be/belgostat
  • Service de lutte contre la pauvreté, la précarité et l'exclusion sociale (SLPPE) Lien externe
    Créé par l'Etat fédéral, les Communautés et les Régions, la priorité du SLPPE est l'élimination de la pauvreté
    http://www.luttepauvrete.be
  • Conseil économique et social de la Région wallonne (CESRW) Lien externe
    Organisme régional de consultation et de concertation, le CESRW réunit les interlocuteurs sociaux wallons (représentants des organisations patronales et syndicales). Instauré au début des années 70, le CESRW s'inscrit dans la tradition belge de la concertation sociale, tout en se mettant au service du développement de sa région
    http://www.cesrw.be
  • Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) Lien externe
    L'Unesco déploie son action dans les domaines de l'éducation, des sciences et naturelles, des sciences sociales ethumaines, de la culture, de la communication et de l'information. Depuis sa création en 1945, elle travaille à améliorer l'éducation partout dans le monde, en offrant une assistance technique, en fixant des normes, en développant des projets novateurs, en renforçant les capacités et en reliant entre eux les différents acteurs
    http://www.unesco.org
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