Définition du secteur TIC
La définition du concept de "Technologies de l'Information et de la Communication (TIC)" varie sensiblement selon l'organisme, le pays, voire les acteurs du secteur. Il était important de préciser quelques options retenues par l'AWT
Mis à jour le 26/01/2009 | Imprimer | Envoyer Attention ! Page archivée. Son contenu est trop ancien et/ou une page plus récente a été publiée sur ce sujet
Dès la conception de l'enquête, il est apparu qu'aucune définition du secteur TIC n'est standardisée ou communément admise et adoptée. Cette difficulté s'est confirmée au fur et à mesure de l'enquête: de nombreux répondants ignoraient ce que le terme TIC englobait et, a fortiori, s'ils faisaient partie du secteur TIC. Certains acteurs notoires, tels que des développeurs de logiciels ou des fabricants de hardware, indiquaient ne pas en faire partie.
De plus, le secteur a des contours mouvants car:
- les services basés sur les TIC évoluent chaque jour,
- les TIC interagissent avec tous les métiers.
Il s'agit donc de ne pas confondre les activités productrices ou de déploiement des TIC avec celles faisant un usage intensif de ces technologies. Par exemple, l'e-learning relève-t-il des services TIC ou du secteur de l'éducation et de la formation?
Selon l'OCDE, les TIC comprennent toutes les activités qui permettent de produire, traiter et transformer l'information et la communication, en utilisant un procédé électronique. En conséquence, le secteur TIC rassemble les entreprises qui contribuent à produire et/ou distribuer ces technologies, ainsi que celles qui proposent des services facilitant leur mise en oeuvre par les citoyens ou les organisations.
Le secteur TIC au sens large
Jusqu'à présent, dans le cadre des enquêtes PME et TPE, l'AWT avait adopté une définition du secteur TIC un peu plus large englobant les activités reprises sous les codes NACE 2003 suivants:
- [642] Télécommunications,
- [720] Activités informatiques pures,
- [721] Conseil dans les matières informatiques,
- [722] Réalisation de logiciels,
- [723] Traitement de données,
- [724] Banques de données,
- [725] Entretien et réparation de matériel informatique,
- [726] Autres activités rattachées à l'informatique.
Ainsi que :
- [730] Recherche et développement,
- [731] Recherche et développement en sciences physiques et naturelles,
- [732] Recherche et développement en sciences humaines et sociales,
- [921] Activités cinématographiques et vidéo,
- [922] Radio et télévision,
- [924] Agences de presse.
Dans le cas des enquêtes sur les usages des entreprises, les médias, le cinéma et la vidéo, ainsi que la R&D étaient adjoints aux activités TIC en raison d'une similitude d'usages, bien qu'il ne faisant pas partie du secteur TIC stricto sensu. Par ailleurs, le nombre d'entreprises concernées est relativement faible et empêche de constituer une classe spécifique.
Cette définition "large" du secteur TIC reste celle utilisée pour l'enquête entreprises 2007.
Le secteur TIC au sens strict
L'enquête TIC ne reprend plus que les activités relevant strictement du secteur des TIC, en y ajoutant certaines activités traditionnellement classées dans le secteur de l'industrie (fabrication) ou du commerce (distribution), lorsque les produits concernés relèvent directement des TIC.
La définition du secteur, tel qu'analysé dans l'enquête, englobe donc les activités de:
- production d'équipements TIC et de logiciels,
- distribution des produits et services TIC,
- prestation de services facilitant l'exploitation des TIC.
Selon la classification NACEBEL 2003, il s'agit des codes suivants:
- [30] Fabrication de machines de bureau et de matériel informatique:
- dont [3001] Fabrication de machines de bureau,
- et [3002] Fabrication d'ordinateurs et d'autres équipements informatiques;
- [313] Fabrication de fils et câbles isolés:
- [32] Fabrication d'équipements de radio, télévision et communication:
- dont [321] Fabrication de composants électroniques,
- et [322] Fabrication d'appareils d'émission, de transmission et de téléphonie:
- dont [32201] Fabrication d'appareils d'émission et de transmission,
- [32202] Fabrication d'appareils de téléphonie;
- et [323] Fabrication d'appareils de réception, enregistrement ou reproduction du son et de l'image;
- [332] Fabrication d'instrumentation scientifique et technique;
- [333] Fabrication d'équipements de contrôle des processus industriels;
- [51840] Commerce de gros de machines et matériel de bureau;
- [51851] Commerce de gros de matériel électrique et électronique, y compris le matériel d'installation;
- [52487] Commerce de détail d'équipements de bureau et d'ordinateurs;
- [642] Télécommunications:
- dont [64201] Régie des Télégraphes et des téléphones - Belgacom,
- et [64202] Autres activités de télécommunication y compris télédistribution;
- [7133] Location de machines de bureau et de matériel informatique;
- [72] Activités informatiques:
- dont [721] Conseil en informatique,
- et [722] Réalisation de programmes et de logiciels,
- et [723] Traitement de données,
- et [724] Activités de banques de données,
- et [725] Entretien et réparation de machines,
- et [726] Autres activités rattachées à l'informatique.
Cette définition comporte des imperfections inhérentes au système de classification sectorielle:
- d'une part, elle ne permet pas d'isoler complètement les activités relatives aux TIC. Certaines branches reprises sont trop vastes et contiennent pour partie des activités ayant un rapport assez éloigné avec les TIC. Par exemple, le code 332 comprend la fabrication de thermomètres ou encore le code 51851 comprend le commerce de gros de grille-pains! Il ne serait cependant pas avantageux d'exclure ces codes, car une partie importante des activités qu'ils regroupent sont bel et bien liées aux TIC;
- d'autre part, le système des codes NACE attribue un code aux entreprises en fonction de leur activité principale déclarée. Des acteurs ayant des activités TIC à titre secondaire sont donc classés dans des branches n'appartenant pas au secteur TIC tel que défini ci-dessus, ce qui les exclut ipso facto du champ de l'analyse. C'est par exemple le cas pour certaines sociétés actives dans les services aux entreprises. Une partie des acteurs, connus de l'AWT, ont néanmoins pu être inclus dans l'enquête.
Une nouvelle version de la classification NACE est en cours de diffusion (NACEBEL 2008) et apportera des améliorations à ces problèmes sans pour autant résoudre toutes les ambiguïtés. Au moment du lancement de l'enquête, aucune des bases de données disponibles n'était mise à jour avec cette nouvelle classification.
Univers de référence
En se basant sur la classification NACEBEL 2003 et la définition du secteur présentée ci-dessus, quelque 32.000 acteurs belges du secteur TIC ont été recensés dans la base de données Coface/EuroDB, dont quelque 7.600 wallons (un peu moins de 25%) et 4.600 bruxellois (14%), tous effectifs confondus. Cette sélection a servi de base pour mener l'enquête de cartographie du secteur TIC.
L'essentiel des acteurs se retrouvent sous les codes NACE 642 "Télécommunications" (plus de 1.200 acteurs wallons sur les quelque 7.600 recensés par Coface), et surtout 72 "Activités informatiques" (plus de 5.000 acteurs wallons sur les 7.600). Les services constituent ainsi l'essentiel du secteur, la production et la distribution étant marginales en termes de code NACE principal assigné aux acteurs TIC wallon.
Concernant les forces de travail, l'enquête 2007 de l'INS recense 67.900 emplois (salariés et indépendants) rien que pour les activités informatiques pures (code nace 72) dont environ 12.000 sont situés en Wallonie et 36.000 en Flandre.