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mardi 27 septembre 2016

Quatrième évidence: l'informatisation est inéluctable. C'est même parfois un "mal nécessaire"

L'informatique est devenue incontournable, comme la voiture ou le téléphone. Bien sûr elle bouscule bien des pratiques mais, c'est la vie! Mieux vaut dès lors découvrir ses ressources, sans perdre de vue que le patron, c'est vous, pas l'ordinateur
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Mis à jour le 27/10/2004 | Imprimer | Envoyer

L'informatisation des entreprises est désormais une réalité mondiale. Ignorer les TIC dans sa gestion quotidienne comme dans ses projets de développement, c'est indubitablement se mettre en position d'infériorité par rapport à ses concurrents.

Cette évidence nous dispense-t-elle pour autant d'une véritable réflexion stratégique et de la définition d'objectifs commerciaux concrets? Non bien sûr! Pourquoi l'informatisation serait-elle un mal nécessaire, c'est-à-dire devrait-elle être conçue comme l'engagement de frais fixes et non comme un investissement de développement?

Mais se limiter à une réflexion préalable serait encore une erreur. Une fois les nouveaux systèmes mis en place, l'informatique deviendra une ressource stratégique pour l'entreprise. Une bonne part de son efficacité dépendra en effet du bon fonctionnement des technologies.

Les Pratiques. Apprendre en marchant

Beaucoup d'entreprises ont adopté l'e-business de manière très progressive: d'abord un site de présentation, puis un catalogue en ligne, ensuite seulement une possibilité de commande en ligne, avec parfois une solution de paiement électronique.

Il faut bien sûr y voir une attitude de saine prudence, mais sans doute aussi une certaine crainte face à des technologies aux possibilités et aux contraintes mal connues. En tout état de cause, l'adoption de l'e-business est vécue, à quelques rares exceptions, comme un processus lent et dont la rentabilité est attendue à long terme.

Souvent, et c'est là un phénomène très répandu dans toute la Wallonie comme dans d'autres régions d'Europe, la présence de concurrents sur internet agit comme un révélateur: il est subitement devenu "temps de s'y mettre", mais sans rien précipiter pour autant. Pour certains, il est même plus avantageux d'être deuxième que premier en la matière. Autant s'inspirer des côtés positifs et négatifs des expériences des autres.

Les problèmes. Mesurer les conséquences de son investissement

Si l'on ne sait pas où l'on va, il y a peu de chance qu'on y arrive un jour. Il en va de même pour l'e-business. S'il est certes prudent de ne pas se lancer à corps perdu dans les TIC, il est aussi dangereux de les adopter sans ambition ni plan d'ensemble. Faire réaliser un site "carte de visite" qu'on ne pourra plus utiliser une fois la décision prise de "passer à la vitesse supérieure", c'est tout simplement perdre de l'argent. De même, ne pas autoriser un client à passer une commande en ligne, c'est parfois se priver d'opportunités commerciales qui ne se reproduiront plus!

En matière de gestion de l'informatique en tant que ressource stratégique de l'entreprise, il n'est guère besoin d'insister sur les conséquences possibles d'une panne de l'outil de travail.

Dans une entreprise de fabrication, le patron est dans l'atelier dans les minutes qui suivent l'annonce d'une panne d'une machine-outil, car il est conscient de la paralysie qu'elle implique pour son activité. Il devrait en être de même dans toute entreprise ayant atteint un certain degré d'informatisation: un serveur planté, une attaque virale, et ce sont des heures, des jours, voire des mois de travail qui sont menacés!

Les enseignements. Stratégie et décisions

On ne peut que répéter ici ce qui a déjà été souligné au cours de ce dossier: la première chose à faire en matière d'adoption de l'e-business est de définir clairement les objectifs poursuivis par l'entreprise: quelle stratégie commerciale poursuit-on? Quelle est la rentabilité attendue de l'investissement? Quel horizon temporel se donne-t-on pour évaluer les résultats?

En raison de l'importance accrue de l'informatique dans l'entreprise, il est également indispensable de prendre des décisions importantes en matière de:

  • sécurité informatique: la protection contre les attaques de virus est une priorité numéro un. Il faut non seulement acquérir un anti-virus et mettre en place une procédure régulière de "nettoyage", mais aussi assurer la mise à jour des logiciels de protection. Autre problème de sécurité, quoique moins aigu pour les petites entreprises:la protection contre le piratage. Il existe actuellement des solutions de firewall peu coûteuses qui peuvent contrer la plupart des intrusions informatiques. Autant le savoir!
  • solutions de maintenance: doit-on assurer la gestion des systèmes en interne ou plutôt s'adresser à un soustraitant? La solution la plus simple pour une PME consiste bien entendu à faire appel à un professionnel de l'informatique. On ne peut cependant ignorer que pour d'évidentes raisons d'urgence et de facilité, un minimum de maintenance interne devra être assurée. Qui désignera- t-on pour ce travail et quelles seront les formations à lui faire suivre?
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