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dimanche 25 septembre 2016

Les entreprises témoignent

En matière de-business, la théorie est une chose, la pratique en est souvent une autre. C'est pourquoi les témoignages des entrepreneurs sont essentiels pour bien comprendre la problématique de l'adoption de l'e-business par les PME
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Mis à jour le 27/10/2004 | Imprimer | Envoyer

Louis Brasseur (Altitude 500)

"L'activité du sapin de Noël s'inscrit au départ dans le milieu agricole et forestier. Mais du côté de la commercialisation, nos interlocuteurs changent. Aujourd'hui, les acheteurs avec lesquels nous travaillons viennent à 60 % environ de la grande distribution. À courte échéance, ils n'accepteront plus de travailler hors d'une formule e-business, en particulier dans les pays du nord de l'Europe, comme aux Pays-Bas ou en Grande-Bretagne, alors qu'en France le marché n'est pas encore mûr pour ce genre de pratiques. À notre niveau, nous nous préparons à investir dans un site renouvelé pour nous ouvrir des portes à l'exportation encore plus importantes qu'actuellement."

"Encore faut-il pouvoir se faire entourer utilement: en n'étant pas technicien, on peut se faire gruger rapidement en croyant disposer d'un outil efficace, alors qu'en fait il est, par exemple, inaccessible parce que mal référencé."

Pour en savoir plus: www.altitude500.com, le spécialiste du sapin pour la Belgique et l'Europe.

Pascal Bauvir (Altitude 500)

"Même si la situation évolue, une partie importante de nos clients sont des gens de terrain, grossistes à Rungis et plutôt rébarbatifs à l'outil informatique. Le téléphone et les contacts directs restent encore très importants. Par contre, avec les grandes chaînes de magasins, nous travaillons de plus en plus par voie électronique."

Olivier de Wasseige (DefinITion)

"Une PME peut ne pas avoir besoin d'un site web, par exemple parce qu'elle travaille avec un nombre restreint de clients qu'elle connaît bien et parce qu'elle n'est pas en mesure d'accroître ses capacités de production pour absorber la demande de nouveaux clients."

"Néanmoins, un investissement en e-business, hors site, peut lui permettre de réduire ses coûts de communication interne, par exemple si elle travaille sur plusieurs sites avec un usage intensif du téléphone qui peut être avantageusement remplacé par un intranet. Ou encore pour communiquer avec ses partenaires, sous-traitants ou fournisseurs. Internet permet d'échanger des informations, mais aussi d'observer ses concurrents au travers de leur présence sur le web. L'e-business représente réellement un ensemble d'outils qui peuvent être mis en place, même sans site."

"Des outils auxquels l'entreprise ne peut se contenter de réfléchir en terme de bénéfice possible pour son activité, mais aussi en terme de risque dans l'hypothèse où elle ne dispose pas d'une stratégie e-business."

Pour en savoir plus: www.definition.be, the essentials in e-business.

Marc François (Intermediatic)

"Beaucoup d'entreprises voient encore un site web comme un moyen supplémentaire de se faire connaître, à côté d'autres efforts publicitaires. En réalité, c'est d'abord un outil d'échanges, de communication. Si le site est conçu dans cette perspective dynamique, l'entreprise verra assez vite la rentabilité de son investissement, pour peu qu'elle se soit organisée pour répondre aux demandes qui lui parviennent, y compris de nouveaux types de demandes, favorisés par la souplesse de l'outil internet. Même si un site n'est pas seulement une façon de se présenter, c'est déjà un premier pas. En commençant modestement, on peut déjà prévoir une formule de mise à jour toute simple pour que le propriétaire du site puisse le faire vivre lui-même."

Pour en savoir plus: www.intermediatic.com, services Internet et multimédia.

Vincent Houchard (Expert automobile)

"A l'origine, j'ai pensé mon site web comme une vitrine de mon activité. Via les messages que je reçois, je suis de plus en plus porté vers des formules de partenariats. Ainsi, j'ai reçu plusieurs demandes de France (Nantes, Poitiers, etc.), dans la mesure où les solutions que je propose n'existent pas là-bas. Une demande se manifeste donc en France mais s'accompagne de la nécessité de coopérer en partenariat avec un interlocuteur français, protectionnisme de fait oblige. En fait, mon site, que je n'avais pas mis en ligne dans cette intention, m'ouvre des perspectives de long terme pour mon activité."

Pour en savoir plus: www.expert-automobile.be.

Thierry Noël (TNL Prismatique)

"L'internet doit faire partie d'une solution globale. Beaucoup le voient dans une perspective restreinte de promotion de l'entreprise. C'est une grave erreur. En fait, cet investissement demande à être réfléchi globalement, tant par rapport à l'outil informatique interne que par rapport au personnel qui gère l'ensemble du système."

Pour en savoir plus: www.tnl.be, services Internet.

Michel Huet (Groupe Huet)

"Avec trois entreprises, deux marques de camions concurrentes et deux sites distants d'une heure de route, nous avons été obligés assez tôt de nous équiper d'un système de connexion informatique qui nous a servi initialement comme système de messagerie. Nous avons également dû nous adapter aux exigences, changeantes, des usines. Les transporteurs n'ont, pour leur part, généralement pas accès à l'internet. Ils travaillent encore beaucoup avec de vieilles techniques que sont devenus le téléphone et le fax. Ils s'y mettront à mesure qu'ils comprendront les avantages pour eux à travailler avec nous par ce canal, qui fait gagner du temps."

Pour en savoir plus: www.huet.be, le groupe Huet, 4 unités pour vous servir.

Charles Piette (Le Val de Poix)

"Dans l'horeca, l'e-business est un outil marketing vital, parce qu'il est lié à l'évolution du marché: nos clients ont accès à internet, veulent pouvoir réserver au dernier moment une chambre sans délai, faute de quoi ils se dirigent vers un autre site qui ne leur fait pas perdre de temps. Nous avons conçu notre site comme un véritable partenaire, à l'instar d'un "tour operator". Je lui donne des chambres libres à remplir et il les gère lui-même en direct, sans me demander mon avis."

Pour en savoir plus: www.hoteldepoix.com, en plein coeur de l'Ardenne belge.

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