Agence du Numérique (ex - Agence Wallonne des Télécommunications / AWT), la plateforme ICT de la Wallonie

lundi 5 décembre 2016

L'e-Commerce en Belgique. Retour sur 2013

Comeos, BeCommerce et les Pagesdor.be ont publié les résultats d'études relatives à l'état de l'e-commerce en Belgique en 2013. L'AWT fait le point sur les conclusions de ces études et présente l'orientation de son prochain Baromètre TIC 2014 dont un volet sera dédié à l'e-commerce en Wallonie
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Mis à jour le 13/02/2014 | Imprimer | Envoyer

L'e-commerce en Belgique en 2013

Le commerce électronique enregistre des taux de croissance annuels à deux chiffres depuis 2010.

55% des internautes belges font régulièrement des achats sur Internet, tandis que 79% d'entre eux ont déjà réalisé au moins un achat électronique dans leur vie. Le chiffre d'affaires réalisé par les e-commerçants belges en 2013 s'élevait à 1,8 milliard d'euros soit une hausse de 20% par rapport à 2012. Quant au chiffre d'affaires global de l'e-commerce en Belgique (volume des ventes en ligne réalisées en Belgique), il avoisine les 2,6 milliards d'euros, dont 60% ont profité à des sites de vente étrangers (français, néerlandais et allemands principalement).

Comeos (association porte-parole du Commerce et des Services en Belgique) recensait environ 42.000 sites commerciaux (sites de vente livrant des biens et des services en Belgique) offrant aux internautes belges la possibilité de commander en ligne en 2012. Il n'existe pas d'estimation plus récente du nombre de Webshops vendant en Belgique. Ce chiffre ne doit pas être confondu avec le nombre de Webshops belges (siège social en Belgique) qui lui, avoisinerait les 5000 unités. L'offre e-commerce purement belge est encore restreinte par rapport aux pays voisins. Ce qui explique que 3 à 4 achats en ligne sur dix effectués par les internautes belges le soient sur des sites de vente étrangers, français, néerlandais principalement.

Selon une étude de la Commission européenne menée en 2012, le consommateur européen préfère acheter sur des sites de son propre pays plutôt qu'à l'étranger. La communauté de la langue, des référents socio-culturels et des règles de droits entre acheteurs et vendeurs expliquent en grande partie cette préférence. On mentionnera également le montant des frais de port comme un obstacle potentiel au e-commerce interfrontalier. BeCommerce confirme cette situation en révèlant que 72% des achats réalisés auprès des e-commerçants basés en Belgique en 2013 l'ont été par des Belges.

Ogone, leader des services de paiement en ligne et mobile, indiquait que les cyber-commerçants belges ont réalisé un chiffre d'affaire de 285 millions d'euros en décembre. C'est une hausse de 21% par rapport à la même période en 2012. Les accessoires et les vêtements de mode restent dans le top des achats en ligne, tout comme les produits électroniques et multimédias en nette progression (+64%).

InternetVista, service de monitoring spécialisé dans la surveillance des applications Web, a quant à lui assuré un monitoring de la disponibilité d'une quarantaine de sites d'e-commerce durant les fêtes de fin d'année. D'une part, la non-disponibilité de serveurs a parfois empêché les internautes d'accomplir leurs achats en ligne à cette période cruciale de l'année. D'autres part, "cette situation de défaillance peut engendrer un sentiment de frustration chez l'internaute qui tente d'accéder à des pages inaccessibles" a précisé Cédric Braem, co-founder de internetVista.com.
Dans le cadre de son baromètre TIC, l'AWT avait par ailleurs souligné le fait que très peu de sites e-commerce wallons ne proposent pas de pages spécifiques pour gérer l'erreur 404 (page introuvable).

Que disent les études récemment publiées?

Pour Pagesdor.be, les PME belges négligent leur présence en ligne

D'un sondage effectué auprès de 700 PME belges par les Pagesdor.be, il ressort que nos PME ne sont toujours pas convaincues de l'importance d'intégrer les TIC au coeur même de la stratégie d'entreprise. L'étude souligne notamment les points suivants.

  1. Les dirigeants d'entreprise sont encore trop peu familiers du marketing numérique et de ses nombreuses facettes (présence online, e-réputation, analyse du ROI du site Web, campagnes de communication au travers des réseaux sociaux, etc.).
  2. Les budgets consacrés à l'IT, et à la présence online en particulier, sont trop faibles.
  3. Seules 4 PME belges sur dix sont présentes sur Facebook, 3 sur dix sont sur Twitter et 2 sur 10 sont sur Instagram.
  4. 1 entreprise belge sur 8, soit 12,5% de nos entreprises, dispose d'un site d'e-commerce.
  5. 2,6 milliards d'euros ont été dépensés par les Belges dans les boutiques en ligne en 2013; malheureusement, 60% de cet argent est allé à des sites de vente étrangers.

Lors de la présentation de cette étude, un panel d'experts, dont l'AWT, ont été invités à débattre de ce sujet.

Les baromètres de l'AWT vont dans le même sens. 94% des entreprises wallonnes comptent moins de 50 travailleurs, avec des budgets et ressources humaines limités. C'est la raison pour laquelle elles consacrent leurs ressources en priorité à leur métier de base et non à l'ICT, et au marketing digital en particulier. Les baromètres TIC de l'AWT publiés en 2012 et 2013 mesurent, eux aussi, une dizaine de pour cent de cybercommerçants parmi les entreprises wallonnes et déplore également des comportements amateuristes dans la gestion de l'ICT. Ainsi, à peine 18% des PME wallonnes ont de réelles connaissances en matière de référencement, tandis que seulement 17% utilisent régulièrement des outils tels que Google Analytics pour mesurer le ROI de leur site Web.

Un autre constat s'impose. Les acheteurs en ligne veulent de plus en plus de confort pour préparer et faire leurs achats (comparatifs de produits, avis consommateurs, catalogues ultra détaillés, simulations, listes d'articles préférés, etc.). L'heure est plus que jamais au commerce connecté et au "cross canal", c'est-à-dire au "Web to store" et au "store to Web". Les consommateurs préparent leurs achats en ligne car ils veulent connaître le meilleur rapport qualité/prix pour l'article qu'ils cherchent. Ils veulent aussi être livrés rapidement là où ils le désirent (chez eux, dans un magasin, au travail ou encore dans un point relais).

Il n'est pas aisé pour une entreprise belge, a fortiori wallonne, de répondre à toutes les exigences des cyberconsommateurs. Notre marché intérieur est petit, de même que la taille de ses entreprises. Les acteurs belges de l'e-commerce n'ont pas les moyens de rivaliser avec les grandes enseignes généralistes qui pratiquent des prix très bas, en raison des gros volumes commandés. Cela se marque particulièrement au niveau du prix du transport et de la gestion de la logistique en flux tendu. Le coût de ces deux postes est plus que jamais hors de portée des PME qui veulent se lancer dans l'e-commerce. De plus, nos PME n'ont pas la culture du partenariat qui leur permettrait de grouper leurs volumes pour obtenir des prix abordables en la matière.

  • Etude de Pagesdor.be sur l'adoption digitale par les PME belges (.PDF 3172 k)
    Retard digital des PME belges: menace ou opportunité pour l'avenir?
    http://www.awt.be/contenu/tel/ebu/pagesdor_dossier_de_presse_pdf.pdf
  • De l'e-commerce au commerce connecté
    Le consommateur jongle de plus en plus avec les différents canaux d'achat à sa disposition, offline et online. Le commerçant doit s'adapter et proposer un service "cross-canal. Présentation et ressources proposées par l'AWT à l'occasion du salon "ObjectifCom" 2013
    http://www.awt.be/web/ebu/index.aspx?page=ebu,fr,foc,100,204

Comeos évoque ... la grande "e-guerre" 2014-18 et 36.197 emplois en péril

L'étude de Comeos identifie à juste titre certains risques et tendances déjà relevés les années précédentes par différents acteurs du secteur et par le baromètre TIC de l'AWT. Toutefois, certaines conclusions doivent sans doute être relativisées.

Tout d'abord, chacun s'accorde effectivement sur les évolutions des comportements de consommation. Ainsi, la grande majorité des Belges et des Wallons achètent désormais en ligne. Face à ce nouveau potentiel, la proportion de nos commerçants et entreprises proposant la vente en ligne reste trop basse par rapport à nos voisins. Ce "déficit de l'offre" se traduit donc par un accroissement des importations par des achats sur les sites des cybercommerçants étrangers.

Selon Comeos, l'e-commerce belge souffre de handicaps structurels qui le désavantagent par rapport aux pays voisins que sont l'Allemagne, la France, les Pays-Bas et le Luxembourg. L'étude envisage ainsi une perte d'environ 36.000 emplois d'ici 2018 dans le secteur si rien n'est fait pour modifier certaines règlementations, le taux de TVA, la gestion des plaintes des clients, etc. S'il est difficile de vérifier mathématiquement cette prévision, certaines hypothèses retenues méritent un minimum de recul.

  1. Le coût salarial de la main d'oeuvre belge est 20% plus élevé que dans les pays voisins. Certes, le coût du travail en Belgique est un des un des plus élevés en Europe, mais l'écart de 20% avec les pays limitrophes semble excessif. En effet, pour simplifier, la taxation s'exerce de manière générale dans 3 grands domaines: le travail (coût du travail), la consommation (TVA) et le capital (ISF). Chaque pays selon son système de sécurité sociale, optimise sa fiscalité pour qu'elle entrave le moins possible la consommation et la création d'emplois. La Belgique ne fait pas exception à la règle et, tous secteurs confondus, sa main d'œuvre n'est pas à ce point plus coûteuse que celle des pays limitrophes (France, Pays-Bas et Allemagne). En effet, lorsque l'on compare les taux d'imposition du travail en Belgique, en France, aux Pays-Bas et en Allemagne, on constate que les écarts ne dépassent pas 8% (Eurostat 2011). Les différences de coûts de main d'œuvre avec les pays limitrophes ne sont donc pas suffisamment prégnantes pour justifier des délocalisations massives d'activités de back office en e-commerce.
  2. Le taux de TVA est de 21% en Belgique, alors que des pays comme l'Allemagne et le Luxembourg affichent respectivement des taux de 19% et 15%. Il faut rappeler que les achats en ligne réalisés par des consommateurs belges sur des sites étrangers sont principalement effectués sur des sites français et néerlandais. Or, le taux de TVA appliqué en France est de 20% tandis que celui des Pays-Bas est de 21% comme en Belgique.
  3. Il n'existe aucune plateforme de paiement transparente et fiable en Belgique comparable à iDeal utilisée aux Pays-Bas. Là encore, il convient de souligner la présence de la plateforme d'Ogone par laquelle transitent plus de 80% des transactions e-commerce en Belgique. Cet opérateur offre les mêmes garanties de sécurité et de transparence qui'iDeal utilisée aux Pays-Bas, ou encore iPay utilisée en France. Par contre, on peut sans doute regretter qu'Ogone propose des tarifs peu attractifs pour des commerçants en ligne de taille modeste. Cette situation est sans doute la conséquence de sa position largement dominante sur le marché national. Mais elle n'est guère différente dans les pays limitrophes. En tout état de cause, la concurrence désormais exercée par les opérateurs étrangers pourrait entraîner une prochaine diminution des prix.
  4. Les heures de travail prestées entre 20h et 6h du matin sont considérées et donc rémunérées comme du travail de nuit. Comeos évoque donc la difficulté pour les e-commerçants de préparer les commandes durant la nuit puisque le travail de nuit coûte plus cher. La Belgique est effectivement une heure en avance sur les pays voisins pour définir sa tranche horaire du travail de nuit. En Europe, le travail de nuit est compris entre 21 et 6 heures du matin. Des accords sectoriels peuvent être conclus pour réduire cette plage horaire de 0 à 5 heures du matin en une seule tranche continue, mais dans des conditions très strictes. Là encore, la législation belge ne semble pas suffisamment différente de celle des pays limitrophes pour justifier des délocalisations d'activités logistiques.
  5. La livraison de colis est aussi lente que coûteuse en Belgique. Ces difficultés liées aux solutions logistiques évoquées par Comeos sont effectivement partagées par l'AWT. Du fait de la petite taille moyenne des entreprises et de l'absence de véritables partenariats entre les e-commerçants belges, la logistique, la livraison et la gestion des retours constituent de véritables obstacles majeurs à la mise en œuvre d'une activité e-commerce dans notre pays en général, et en Wallonie en particulier.
  6. Les e-commerçants belges sont soumis à des contraintes légales plus strictes que leurs homologues des pays limitrophes (mentions obligatoires des caractéristiques de certains produits sur le site Web, droit de rétraction du client de 14 jours, détention obligatoire de licences pour vendre certains produits, enregistrement préalable des matériaux vendus dans la construction notamment, etc.). La Belgique a traduit dans sa législation nationale la directive européenne n°2011/83 du 25 octobre 2011 relative aux droits des consommateurs qui harmonise et complète les règles de protection des consommateurs. Les mentions obligatoires de caractéristiques de produits sur les sites ou encore le délai de rétraction de 14 jours en faveur du client seront la règle dans toute l'Union d'ici fin 2014 au plus tard. Or, le calcul d'une perte potentielle de 36.000 emplois d'ici 2018 semble notamment reposer sur l'hypothèse peu crédible que la directive 2011/83 ne serait pas implémentée par nos voisins européens. L'étude mentionne également les règles relatives à la vente en ligne de produits pharmaceutiques, qui seraient particulièrement désavantageuses pour les vendeurs belges. Dans les faits, elles ne sont différentes que de 5 pays européens (Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Danemark et Suède). Ces pays autorisent la vente en ligne de produits délivrés sous prescription médicale. Cette situation est liée à la possibilité ou non de délivrer une prescription médicale électronique et pas à de profondes divergences de vue sur le plan réglementaire entre états membres.
  7. Les plaintes à l'encontre de commerçants en ligne sont peu ou mal suivies. Il est clair qu'il n'existe pas à proprement parler de structure de règlement à l'amiable des litiges "e-commerce" en Belgique, tout comme d'ailleurs dans la quasi-totalité des pays européens (suivi des plaintes à l'encontre des e-commerçants). Un médiateur eutre l'e-commerce serait certainement fort utile dans notre pays.
  • 14-18. La grande e-Guerre (.PDF 1943 k)
    L'e-commerce belge peut-il contrer la concurrence étrangère? Présentation de l'étude de Comeos, le 16 janvier 2014
    http://www.awt.be/contenu/tel/ebu/Comeos_ecommerce_01_2014.pdf
  • Comeos Lien externe
    Comeos est le porte-parole du commerce et des services en Belgique. Nos membres exercent leurs activités au sein de dix-huit secteurs différents et vendent leurs produits directement au consommateur ou à d'autres entreprises
    http://www.comeos.be
  • Développer son business à l'international grâce à la vente en ligne
    L'AWT, l'AWEX, la SPI, le BEP et Technifutur ont organisé le 4 octobre 2012 un événement sur l'e-commerce et l'exportation. L'occasion de faite le point sur les opportunités de croissance à liées à la vente en ligne pour exporter. Reetrouvez en ligne les présentations et les interviews des orateurs
    http://www.awt.be/web/ebu/index.aspx?page=ebu,fr,foc,100,199
  • E-Commerce. Quels moyens de paiement choisir?
    Le 22 octobre 2012, l'AWT et Technifutur ont fait le point sur les différents moyens à disposition d'un cyber-commerçant pour encaisser de l'argent en ligne: avantages et inconvénients de chacun d'entre eux, comment choisir, comment limiter le risque de fraude?
    http://www.awt.be/web/ebu/index.aspx?page=ebu,fr,foc,100,200

BeCommerce. Souligner le potentiel de l'e-commerce plutôt que de répandre un scénario catastrophe

Suite à lapublication de l'étude de Comeos, BeCommerce, l'association des entreprises actives dans le commerce électronique,a de son côté posé la question de l'opportunité de diffuser un scénario catastrophe sur le commerce électronique en Belgique. "Dire qu'il détruit des emplois n'est pas une attaque légitime contre le secteur, l'e-commerce a un potentiel économique énorme", a insisté Patricia Ceysens, présidente de BeCommerce, l'association des entreprises actives dans le commerce électronique.

Tout comme BeCommerce, l'AWT préfère encourager les initiatives e-commerce dans la mesure où elles font partie intégrante d'une tendance économique lourde liée à l'évolution des exigences des "consommacteurs" et à la mondialisation des marchés via les TIC. L'inquiétude principale réside dans la capacité de nos entreprises à profite des opportunités de l'e-commerce.

A ce sujet, un reportage particulièrement intéressant a été diffusé durant le journal télévisé de France2 ce 12 février 2014, sous le titre "Quand le Web sauve les petits commerces". Les messages qui y sont délivrés correspondent parfaitement à la philosophie d'initiatives telles que le Club PME 2.0.

  • BeCommerce Lien externe
    Regroupe des entreprises qui vendent des produits ou des services aux consommateurs en Belgique via Internet, par catalogue, par correspondance etc. Ces entreprises sont membres de l'Association Belge du Marketing Direct (ABMD), respectent le code de déontologie et se conforment aux décisions du Comité de Surveillance, qui intervient en tant que médiateur en cas de litiges opposant des consommateurs et des entreprises
    http://www.becommerce.be
  • Témoignages "e-business et TIC dans l'entreprise"
    Dans le cadre de sa mission de promotion et de diffusion des TIC, l'AWT propose des témoignages d'entreprises qui ont lancé avec succès une activité d'e-business et ont largement intégré les TIC dans leur fonctionnement
    http://www.awt.be/web/ebu/index.aspx?page=ebu,fr,tem,000,000
  • L'e-commerce. Une opportunité de croissance pour votre PME
    Le 26 avril 2012, l'AWT, Technifutur et la SPI ont proposé un nouvel événement du cycle "Osez la vente en ligne". Au programme, un focus sur le B2B, des entreprises actives dans la vente en ligne et des conseils d'experts. Retrouvez les interviews, présentations et liens vers les témoignages
    http://www.awt.be/web/ebu/index.aspx?page=ebu,fr,foc,100,193

Les projets de l'AWT

La Wallonie dispose d'un observatoire des usages TIC au travers de l'AWT. L'agence publie chaque année un baromètre mesurant ces usages pour les citoyens et les entreprises, et, en fonction des années, pour des secteurs spécifiques, comme l'école, les soins de santé ou le tourisme. Au niveau de l'e-commerce et des usages TIC avancés dans les entreprises, l'AWT a proposé plusieurs recommandations, articulées en 4 axes. Ces axes rencontrent également des priorités définies au moment de la rédaction du Master Plan TIC du programme Creative Wallonia.

Approche sectorielle

Il faut privilégier une approche sectorielle pour la sensibilisation, l'échange de bonnes pratiques et la mutualisation des besoins TIC.

Beaucoup de dirigeants d'entreprises wallonnes doivent encore être informés des opportunités et avantages concrets des usages avancés des TIC par rapport au fonctionnement quotidien de leur PME. Il y a également lieu de susciter des partenariats sectoriels en matière d'échanges d'expériences et de mise en commun des besoins TIC des PME. Cela assurera du côté de la demande une "masse critique" à laquelle l'offre TIC est susceptible de répondre adéquatement.

Cette mutualisation devrait également favoriser le développement d'applications transversales, essentielles dans une économie composée à 94% d'entreprises de moins de 50 travailleurs.

Compétences TIC

L'amélioration des compétences TIC des décideurs reste également une priorité.

De nombreux chefs d'entreprise, et particulièrement des indépendants, sont peu ou pas formés à l'usage des TIC. L'AWT a montré que l'âge du chef d'entreprise est un des facteurs qui influence les décisions en matière de choix technologiques. Ainsi, les chefs d'entreprise plus âgés seront moins orientés Web 2.0 que les plus jeunes.

D'autre part, l'intégration générale des TIC dans l'offre scolaire en Communauté française est un véritable défi. Les TIC doivent désormais être considérées de manière transversale tout au long des études, au même titre que le français ou les mathématiques.

  • E-commerce. Les besoins émergents de formation
    En partenariat avec le Club PME 2.0 de l'AWT, le FOREM a analysé l'écosystème du commerce ainsi que de la distribution. A partir de 2 enquêtes, l'étude a identifié des besoins émergents en formation, compte tenu notamment du développement de l'e-commerce
    http://www.awt.be/web/ebu/index.aspx?page=ebu,fr,foc,100,213

Veille technologique

Pour améliorer les compétences TIC des entreprises, l'AWT souligne la nécessité de développer la veille technologique et économique.

Cette veille est de plus en plus importante pour la survie des entreprises dans un environnement aussi concurrentiel que globalisé. Elle nécessite toutefois des moyens et des compétences que les petites entreprises n'ont pas ou qu'elles réservent à leur métier de base. C'est la raison pour laquelle les pouvoirs publics et les fédérations sectorielles doivent prendre en charge cette veille, qui comprend le balisage de l'offre locale de produits et services TIC, ainsi que l'analyse et la mutualisation des besoins TIC par secteur. Ils joueront ainsi un rôle d'informateur neutre indispensable tant auprès de l'offre que de la demande de TIC en Wallonie.

C'est notamment le sens d'initiatives telles que l'ipforum, le mforum ou, dans le domaine particulier de l'e-business, le club PME 2.0 qui regroupe plus de 400 entreprises.

  • Club PME 2.0 de l'AWT. Le réseau des acteurs wallons de l'e-business
    Le Club PME 2.0 est un service lancé par l'AWT. Il s'agit d'un réseau informel d'entreprises et indépendants utilisateurs des TIC dont l'objectif est de faciliter la diffusion de bonnes pratiques de terrain et l'échange d'expériences
    http://www.awt.be/web/ebu/index.aspx?page=ebu,fr,pm2,000,000
  • #mforum. Forum de la mobilité professionnelle proposé par l'AWT et Proximus
    L'AWT et l'opérateur mobile Proximus ont lancé un forum d'échanges et d'opportunités d'affaires consacré à la mobilité professionnelle, spécifiquement orienté vers les acteurs professionnels du secteur ICT
    http://www.awt.be/web/mob/index.aspx?page=mob,fr,for,000,000
  • #ipforum. Forum des technologies IP proposé par l'AWT et Aastra
    Sur le modèle du #mforum, l'AWT a lancé cette initiative en collaboration avec Aastra. L'objectif est de permettre aux entreprises de décrypter de manière concrète la technologie IP, ses enjeux et ses opportunités
    http://www.awt.be/web/res/index.aspx?page=res,fr,for,000,000

Aides financières

Avec les aides e-business, la Wallonie dispose d'un outils efficace de soutien aux entreprises qui souhaitent se lancer dans l'e-business. Depuis son introduction en 2004, le nombre de dossiers introduits chaque année est en constante augmentation:

  • en 2012, 205 dossiers ont été traités pour un montant cumulé de primes de 2.668.327 euros;
  • en 2013, plus de 380 dossiers de demande de prime ont été introduits par les PME wallonnes.

Néanmoins, l'AWT pense que le système des aides e-business est sans soute arrivé à un tournant. Le recours des PME à des consultants spécialisés (les RENTIC) pour des projets informatiques complexes garde sa pertinence. En revanche, les aides pour la mise en œuvre d'e-boutiques sur plateformes standardisées (Prestashop, Magento, etc.) se justifient de moins en moins, vu la diversification et la maturité des offres du marché qui deviennent abordables pour les plus petites structures.

L'AWT a donc proposé de faire évoluer ces aides vers des projets plus qualitatifs.

  • Aides e-business en Région wallonne
    Le décret "e-business" a mis en place 3 mesures spécifiques afin de soutenir le développement de l'e-business (prime pour la création d'un site, prime RENTIC et agrément de gestionnaires de projets e-business)
    http://www.awt.be/web/ebu/index.aspx?page=ebu,fr,100,000,000

Baromètre 2014 et cartographie de l'e-commerce wallon

Enfin, dans le cadre du développement de la plateforme ICT pour la Wallonie et du Club PME 2.0, l'AWT propose une cartographie des entreprises wallonnes actives dans l'e-commerce, classées par catégories de produits et services. Près de 500 e-commerçants y sont déjà répertoriés.

Des actions spécifiques de visibilité et de promotion sont en préparation afin de donner une visibilité maximale au secteur de l'e-commerce wallon. D'autre part, le prochain baromètre TIC 2014 consacrera un chapitre particulier à l'e-commerce et l'e-tourisme en Wallonie. L'étude sera quantitative et, surtout, qualitative. Les sites e-commerce des entreprises et des acteurs touristiques de Wallonie seront analysés selon de nombreux critères.

L'AWT proposera de nouvelles recommandations pour stimuler la croissance de l'e-commerce dans notre région.

  • Découvrez les entreprises wallonnes actives dans l'e-commerce
    Dans le cadre du développement de la plateforme ICT pour la Wallonie et du Club PME 2.0, l'AWT propose une cartographie des entreprises wallonnes actives dans l'e-commerce, classées par catégories de produits et services. Plus de 600 e-commerçants y sont déjà répertoriés
    http://www.awt.be/web/ebu/index.aspx?page=ebu,fr,eco,000,000
  • Baromètre TIC 2013 de la Wallonie
    Dans le cadre de son baromètre TIC 2013, l'AWT a mesuré le niveau d'usages et d'équipement TIC des citoyens, des entreprises et des enseignants
    http://www.awt.be/web/dem/index.aspx?page=dem,fr,b13,000,000
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