La convergence fixe-mobile
L'UMA constitue le sésame devant permettre une utilisation transparente des différentes technologies radio et faciliter le lancement par les opérateurs d'offres commerciales proposant une véritable convergence fixe-mobile
Mis à jour le 30/05/2005 | Imprimer | Envoyer Attention ! Page archivée. Son contenu est trop ancien et/ou une page plus récente a été publiée sur ce sujet
Unlicensed Mobile Access (UMA)
L'UMA doit permettre de combler le fossé technologique qui séparait jusqu'ici le monde des communications cellulaires (2G, 2.G, 3G) et celui des réseaux informatiques sans fil (WiFi, Bluetooth, par exemple). Une passerelle technologique telle que l'UMA va rendre l'utilisation des réseaux sans fil encore plus transparente pour l'utilisateur final. L'objectif de l'UMA est d'offrir aux possesseurs d'un terminal bimode l'accès aux mêmes types de services cellulaires voix et données, que la connexion s'initie via le réseau mobile (lorsque l'utilisateur se situe hors de portée de réseau local sans fil domestique ou d'entreprise) ou qu'elle se réalise via un réseau sans fil (workspot, momespot, hotspot).
Une quinzaine d'entreprises soutiennent déjà le développement du protocole UMA. Parmi celles-ci on retrouve des opérateurs tels que British Telecom, O2, T-Mobile, mais également de grands équipementiers comme Motorola, Nokia, Ericsson, Siemens, ou encore des fournisseurs de solutions mobiles comme le canadien RIM, par exemple. Le protocole UMA est actuellement encore en phase de test (Version 1.0.3).
Une diffusion commerciale massive des produits intégrant l'UMA ne devrait donc débuter qu'à l'horizon 2006-2007. Néanmoins, en ce qui concerne l'UMTS, il est intéressant de souligner que l'intégration de l'UMA est déjà réalisée par le 3GPP dans le cadre de la Release 6 depuis mars 2005 sous l'appellation GAAI (Generic Access to A/Gb interface). Dans le cadre des déploiements de la technologie UMA, il est intéressant de souligner le rôle pris par la start-up Kineto Wireless. Cette société a joué un rôle de premier plan dans l'élaboration des spécifications retenues par le 3GPP. Outre, une offre de UMA network Controller, cette société propose déjà un logiciel client pour les terminaux cellulaires.
Fonctionnement
Le schéma de fonctionnement de l'UMA suppose que plusieurs éléments soient réunis:
- des terminaux bimodes disposant de logiciels clients UMA. Cette application a pour rôle d'encapsuler dans les paquets IP, les communications cellulaires (voix, données et signalisation),
- des réseaux sans fil (WiFi, Bluetooth, etc.) et des réseaux cellulaires (2G, 2.5G, 3G),
- un équipement spécifique appelé UMA Network Controller qui va, authentifier l'utlisateur, autoriser l'accès aux réseaux cellulaires, rerouter les paquets IP en fonction des informations de localisation dont il dispose et restituer les communications sous leur forme native.
Ce schéma de fonctionnement est censé assurer une parfaite transparence pour l'utilisateur et une continuité des communications. L'UMA pourrait contribuer à une baisse significative des coûts car seules les communications provenant du UMA Network Controller vers les réseaux cellulaires (2G et 3G) sont facturés.
Des services résidentiels permettant la convergence fixe-mobile sont également en train de voir le jour grâce à l'UMA. Certains fabriquants ont en effet intégré la technologie UMA à leurs passerelles résidentielles WiFi ou Bluetooth.
Applications et services
L'opérateur britannique de télécommunications fixes BT va lancer son offre de convergence fixe-mobile baptisée "bluephone" auprès de la clientèle résidentielle en Grande-Bretagne. Il s'agit ni plus ni moins de proposer au consommateur final un seul terminal capable de faire le lien entre les différents types de réseaux, fixe et mobile, avec un numéro unique.
Cette offre sera rendue possible grâce à la mise à disposition par l'opérateur d'une passerelle qui fera office d'interface entre les différents réseaux de téléphonie fixe et mobile et entre plusieurs technologies. UMA sera au coeur de cette convergence. Les terminaux seront fournis par la société Motorola, les passerelles techniques par Inventel racheté en mars dernier par Thomson, Ericsson pour les infrastructures et IVT pour la technologie Bluetooth.