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dimanche 4 décembre 2016

La 3G pour les entreprises

Le GSM Congress 2004 a marqué l'annonce du lancement commercial des premiers services 3G à destination des entreprises. Quels sont ces services? Que peut-on en attendre?
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Mis à jour le 19/04/2004 | Imprimer | Envoyer

Selon un sondage récent effectué en Suède, 85% des entreprises interrogées se déclarent prêtent à utiliser les services 3G dans les trois prochaines années. Dans cette perspective, le GSM Congress 2004 a été l'occasion pour plusieurs opérateurs paneuropéens d'annoncer leur calendrier d'ouverture de services commerciaux 3G en Europe. A l'exception notable des réseaux 3G déjà opérationnels, notamment celui de "three", cette première vague de services mobiles haut débit devrait d'abord concerner la clientèle professionnelle.

Des PC datacards 3G

En 2004, l'offre 3G à destination des entreprises s'appuiera donc essentiellement sur des PC Cards dans lesquelles sera insérée une carte SIM. L'objectif clairement annoncé par les opérateurs concernés est d'assurer une véritable continuité de services entre la 3G, d'une part et les services existants d'autre part.

Ces cartes seront donc bimodes, c'est à dire capable de transmettre des données en situation de mobilité, tant via le GPRS que via le réseau 3G. En effet, les premiers réseaux 3G couvriront d'abord les centres urbains, tandis que d'un débit mois élevé sera accessible en zone rurale (GPRS et EDGE par exemple).

Si, le débit théorique maximal annoncé est de 384 Kbit/s, il faudra vraissemblablement se contenter d'un débit pratique réel compris entre 100 et 250 Kbit/s. Cela représente, néanmoins un saut qualitatif important par rapport aux débits moyens du GPRS (entre 20 et 50 Kbit/s). Ces débits permettent notamment un accès confortable à des applications horizontales (consultation et échange d'e-mails, accès à l'Intranet et à l'Internet).

Et en Belgique?

Si les opérateurs belges ont effectivement satisfait, à ce jour, aux exigences minimales de déployement des réseaux définies dans leur licences, il n'y avait pas encore eu d'annonces quant à l'ouverture commerciale des services 3G. C'est l'opérateur Proximus qui a ouvert le feu le premier en ce printemps 2004 avec une offre 3G professionnelle. A l'instar des autres partenaires du premier groupe mondial en téléphonie mobile qu'est Vodafone, Proximus lance donc sa première offre conjointe avec l'opérateur britannique qui est également actionnaire de la société à hauteur de 25%.

Cette offre sera basée sur une PC datacard de type Vodafone Mobile Connect Card (VMCC) version 3G fournie avec son logiciel de configuration pour PC portable (Windows).

PC datacard de type Vodafone Mobile Connect Card (VMCC) version 3G

Proximus annonce déjà être en mesure d'atteindre 20% de sa cible commerciale 3G professionnelle potentielle avec six villes déjà couvertes (Bruxelles, Anvers, Gand, Charleroi, Liège et Namur). Six autres villes seraient concernées par une extension de couverture d'ici à la fin de l'année. Actuellement encore en test auprès d'utilisateurs professionnels, Proximus précise que ce service 3G sera disponible à compter du 13 mai 2004. Les prix annoncés sont les suivants: 370 euros (HT) pour la PC card et son logiciel de configuration. La tarification des services s'établirait quant à elle de la façon suivante: 2 euros (HT) par MB et disponibilité d'un forfait data de 100 MB pour 50 euros (HT).

Le roaming est déjà disponible pour certains pays européens où l'offre Vodafone 3G est également disponible, soit actuellement 7 pays (Allemagne, Royaume-uni, Italie, Pays-Bas, Espagne, Portugal, Suède). Proximus annonce enfin que ses investissements en ce qui concerne le data mobile 3G sera compris entre 150 à 200 millions d'euros pour la période 2004-2006.

Vers une connectivité permanente

L'amélioration des performances de la 3G est déjà à l'ordre du jour puisque plusieurs équipementiers, notamment Motorola, travaillent à l'introduction d'une technologie d'amélioration des réseaux 3G WCDMA. Cette technologie également appelée HSDPA (High Speed Downlink Paquet) permettrait de multiplier par cinq le flux descendant en appuyant sur un nouveau canal de transport , le High speed Downlink Shared Channel (HS-DSCH) qui optimise l'utilisation du spectre radio en utilisant un codage et une modulation qui s'adapte à la qualité du lien radio.

D'autre part, les technologies WLAN (Wireless LAN) constitueront, sans aucun doute, un complément essentiel de cette connectivité permanente sans fil. Plusieurs opérateurs mobiles ont d'ailleurs clairement orienté leurs stratégies en ce sens, notamment en ce qui concerne la clientèle professionnelle. L'opérateur Allemand T-Mobil, pionnier en matière d'abonnements couplant GPRS et WiFi, vient d'ailleurs d'annoncer que plus de 30% de ses utilisateurs de Hotspots Wi-Fi sont également des abonnés à ses services mobiles cellulaires.

Enfin, l'amélioration continue des performances de la norme Wi-Fi, tant en ce qui concerne le débit (11 Mbit/s théoriques pour le 802.11b, 54 Mbit/s pour le 802.11g) qu'en ce qui concerne la portée (plusieurs dizaines de km en ce qui concerne le 802.16 WIMAX), laisse entrevoir des complémentarités naturelles avec les réseaux 3G.

Parallèlement, la montée en puissance des homespots domestiques, lesquels constitueraient pour le grand public la première véritable expérience du sans fil haut débit, pourrait également paradoxalement servir les intérêts de la 3G. En effet, la continuité de cette connectivité en véritable situation de mobilité serait alors naturellement réalisée par les réseaux cellulaires 3G. On se trouverait alors dans une véritable logique de complémentarité de services où la communication des opérateurs mobiles utiliserait l'expérience Wi-Fi des consommateurs pour leur vendre des réseaux et services 3G qui deviendraient alors à leur tour de gigantesques "hotspots".

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