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jeudi 8 décembre 2016

Le quotidien mobile des Japonais

Le CEATEC est le plus grand salon asiatique en matière d'électronique grand public. Lors de son édition 2008, c'est à nouveau le secteur de la téléphonie mobile qui a confirmé son rôle majeur en matière d'innovation numérique au Japon
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Mis à jour le 02/02/2009 | Imprimer | Envoyer

Avec 105 millions d'utilisateurs, le marché japonais de la téléphonie mobile est un marché mature (90% des mobinautes japonais possèdent un terminal 3G), mais également un marché fermé caractérisé par des spécificités locales.

CEATEC 2008

Des acteurs locaux qui exploitent les spécificités du marché

Le dynamisme du marché japonais des services de télécommunications mobiles trouve son origine dans la capacité des acteurs qui le composent à mettre la technologie au service des usages, et non l'inverse, comme c'est malheureusement trop souvent le cas dans le reste du monde.

Le succès des échanges d'imagettes et de photos via les services mobiles s'inscrit par exemple dans les traditions épistolaires qui existaient bien avant le développement des services mobiles. Cette réalité a permis aux industriels japonais de préserver leurs parts de marché face à leurs principaux concurrents étrangers.

C'est ainsi que Nokia, leader mondial sur le marché des terminaux mobiles, ne réalise aujourd'hui que 1% des ventes au Japon, tandis qu'un constructeur local comme Sharp détient à lui seul plus de 25% du marché.

Autre constat, si l'iPhone d'Apple, distribué dans l'archipel par l'opérateur Softbank, suscite un certain intérêt, celui-ci ne s'est pas encore transformé en succès commercial. En effet, s'il n'offre pas les fonctions auxquelles les japonais sont généralement habitués, d'autres facteurs tels que le fait que la largeur normale d'un téléphone mobile japonais n'excède pas 5 centimètres ou que les consommateurs japonais accordent leur préférence à de véritables claviers, expliquent également cette relative désaffection.

L'innovation au service d'applications haut de gamme

Lors du salon CEATEC 2008, les constructeurs japonais ont réaffirmé ce positionnement stratégique en faisant clairement le pari du segment haut de gamme.

Outre la généralisation des accéléromètres ou encore l'arrivée des écrans OLED sur les terminaux, on retiendra surtout l'apparition de téléphones mobiles polymorphes, capables d'offrir à l'utilisateur une interface différente en fonction des contextes d'usages, comme une visualisation plus confortable pour l'accès à la télévision mobile.

D'autres fonctions encore plus novatrices devraient également voir le jour dès 2011 avec des téléphones mobiles, intégrant par exemple un projecteur, qui offriront des perspectives nouvelles en matière d'usages domestiques mais également professionnels.

Le quotidien mobile des japonais est également celui des applications dédiées à l'hygiène de vie avec des téléphones mobiles podomètres. C'est notamment le cas d'un service lancé en janvier 2008 par l'opérateur mobile KDDI en collaboration avec Adidas baptisé "Smart Sports Run & Walk". Ce service, qui compte aujourd'hui plus de 500000 abonnés, permet de disposer d'une interface de monitoring de ses activités sportives (itinéraires de jogging via GPS, programme personnalisé de coaching, nombre de calories consommées, etc.). Les services mobiles dédiés à l'hygiène de vie représentent déjà aujourd'hui le second plus important axe de croissance de l'opérateur KDDI après le téléchargement de musique.

Un autre axe de développement du marché des services mobiles est celui des applications de vie quotidienne. Nissan, Sharp et NTT DoCoMo ont ainsi présenté en première mondiale, une clé intelligente intégrée au téléphone mobile qui permet d'ouvrir un véhicule, puis de le faire démarrer automatiquement.

Enfin, le CEATEC a été l'occasion pour les opérateurs de présenter les dernières évolutions réseaux avec les premiers tests de la norme LTE ou 3,9G qui va proposer, en situation de mobilité, un débit descendant de plus de 100 Mbps et un débit montant de plus de 50 Mbps.

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