Plus de 300 fournisseurs "eTIC"
La charte eTIC, dont l'objectif est de fournir un socle de confiance entre les entreprises du secteur et leurs clients potentiels, connaît un grand succès auprès des entreprises du secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC)
Mis à jour le 14/05/2009 | Imprimer | Envoyer Rassurer les PME
Qui n'a pas entendu parler de sociétés insuffisamment informées par leur sous-traitant IT des modalités de cession des droits intellectuels ou de l'ampleur des coûts récurrents, piégés par des contrats abusifs, pieds et mains liés avec une solution et un fournisseur qui ne répondent pas du tout à leur besoin, ou encore complètement démunis en cas de faillite du prestataire?
Ces quelques expériences malheureuses ont certainement contribué à freiner les projets des PME en matière de technologies de l'information et de la communication (TIC). Un certain nombre de responsables de PME, au départ déjà perplexes par rapport au niveau de complexité technologique, craignent d'être piégés par leur fournisseur, s'estimant en situation défavorable de négociation compte tenu de leur manque de connaissances relatives aux points clés à convenir lors de l'établissement du contrat. A un point tel que beaucoup de clients qui envisagent de faire appel à un spécialiste pour mettre en place ou simplement faire évoluer un système TIC hésitent à franchir le pas, d'autant que les solutions proposées sont souvent difficilement comparables.
Une charte déontologique pour rassurer les PME cherchant un fournisseur IT
Ce constat a incité en 2005 plusieurs entreprises spécialisées à examiner quels gages de confiance il serait possible d'apporter. A partir des principales sources de litiges potentiels entre un fournisseur TIC et un client PME, elles ont souhaité pousser vers le haut le niveau de professionnalisme du secteur et ont arrêté collégialement une charte déontologique inédite pour la profession en Belgique.

Cette charte contraint le fournisseur à aborder avec son client, dès l'établissement de l'offre, des points clés qui pourraient être sources ultérieurement de litiges s'ils ne sont pas clarifiés, tels que la maîtrise des coûts et des délais, les droits de propriété intellectuelle ou la pérennité/portabilité de la solution, et l'engage à veiller à l'adéquation du service par rapport au besoin du client ainsi qu'à assurer une bonne coordination avec les sous-traitants éventuels. En poussant à ce dialogue, cette charte déontologique conduit à l'établissement de contrats plus équilibrés, qui passent mieux l'épreuve du temps et surtout dont les 2 parties ont bien cerné la portée.
Baptisée "charte eTIC", ce document comporte donc des principes de bon sens rassemblés autour de 7 clauses fondamentales clarifiant les différents aspects commerciaux et contractuels.
D'ores et déjà plus de 250 fournisseurs signataires de la charte eTIC
Plus de 250 sociétés du secteur TIC ont maintenant signé cette charte et peuvent donc mentionner le label eTIC sur les offres qu'elles remettent à leur prospect. Il ne s'agit pas à proprement parlé d'un label de qualité dans le sens usuel, puisqu'il ne garantit par exemple pas au client que le service délivré est d'un niveau de qualité technique irréprochable. La charte eTIC s'inscrit donc en complément des normes ISO actuelles et correspond plutôt à un engagement moral du signataire de la charte, portant sur des aspects purement commerciaux.
Pour donner force à cet engagement, un système d'analyse des plaintes des clients quant au non-respect de la charte a été mis en place, pouvant conduire au retrait de l'autorisation pour la société incriminée de faire référence à la charte eTIC.
Un comité tripartite, composé de représentants de la profession, de représentants d'utilisateurs et de représentants d'organismes publics (réunis dans un chambre francophone et prochainement une chambre néerlandophone), est donc chargé de veiller au respect de la Charte eTIC par ses signataires et d'assurer la gestion des éventuelles plaintes déposés par les clients.
Dorénavant, le patron de PME peut donc s'appuyer sur ce socle de confiance pour négocier avec des fournisseurs IT pour peu qu'il ait retenu lors de sa pré-sélection des sociétés signataires de la charte ou ait exigé de tous ses candidats qu'ils signent préalablement la charte (c'est une simple formalité, qui plus est gratuite et applicable pour tous les contrats qu'ils concluront).
Si cette charte ne garantira pas en soi des prestations techniques irréprochables, le client part néanmoins sur de bonnes bases et dispose d'un sérieux moyen de pression au cas où des écarts apparaissent par rapport au respect de la charte, puisque indépendamment des traditionnelles procédures classiques de traitement des litiges, il peut aussi introduire une plainte auprès du Comité eTIC et voir son fournisseur disciplinairement sanctionné par le retrait du label eTIC.
Un mot d'ordre donc: dorénavant, avant de signer tout contrat, exigez de votre fournisseur IT qu'il signe la charte déontologique eTIC.
Contact
Renseignements au sujet de la charte eTIC:
- Damien Jacob, Secrétaire du "Comité eTIC",
- c/o AWT, Avenue Prince de Liège, 133 à 5000 Namur,
- tél.: 081/778080,
- e-mail:
Pour en savoir plus
- Lancement du Label eTic
L'objectif de ce label est fournir un socle de confiance entre les entreprises du secteur et leurs clients potentiels, notamment en ce qui concerne l'adéquation offre-demande et le respect des délais et prix
http://www.awt.be/web/sec/index.aspx?page=sec,fr,foc,100,052 - Charte eTIC

La charte déontologique eTIC est signée par les fournisseurs TIC qui se sont engagés à respecter des règles de conduite dans le cadre de la relation commerciale avec leurs clients
http://www.charte-etic.be